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pliqué d’une pleurésie purulente où d’un pyo-pneumothorax hydatique. |
Enfin, lorsqu'une vésicule centrale de petit ou moyen volume s’est rompue dans les bronches par vomique, il faut savoir temporiser pendant les premières semaines du moins, en traitant la toux par la médication pulmonaire habituelle (sédatifs et antiseptiques), et ne pas s’alarmer en Somme des symptômes généraux du début, puisque très souvent ces cavernes hydatiques guérissent spontanément au bout de deux ou trois mois (Escudero.) |
es | Ousenvarron I (inédite). :
| Kyste nydatique du poumon droit ; mort par pneumonie AS LT périkystique.
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nl $ agit d'un soldat de 24 ans, Culivatent, né à à Paris, demeurant à Margeritte (Gard), entré à l'Hôtel- Dieu le 15 mars 1918, sorti pour convalescence le 1* avril 1918, retour le 16 mai 1918, mort le surlendemain après li htervention.
Rien dans les Entecédertts. héréditaires ni Personnéls.
- Incorporé au 4° zouaves à Tunis, où il fait ses classes d'avril à août 1915.
- Départ p pour le front le 22 août 1915. Dardanelles, puis Serbie jusqu'en octobre 1915. Evacuation pour bronchite des sommets. Hospitalisé pendant trois mois après guérison ou amélioration, retourne au dépôt, puis à l’armée d'Orient. Blessé le 25 mars 1917 par E.O., onze mois d'hôpital; l'éclat d’obus a fracturé l’omoplate et il nécessite pour l’extraction plusieurs interventions.
Atrophie du deltoïde consécutive. Elévation du bras limitée à 450. Doit être présenté au conseil de réforme lorsqu'on découvre un K. H. du poumon.
En effet, le malade a présenté depuis sa blessure :
Des hémoptysies pendant deux mois qui ont cessé.
Des douleurs thoraciques, crampes paralysant le côté avec paroxysmes.
Une dyspnée d'effort assez marquée.
À l’auscultation, on note uue respiration saccadée aux deux sommets, avec diminution des vibrations vocales à la palpation. Mais pas de signes au niveau du kyste qui est découvert par la radioscopie. Ombre de la grosseur d'une orange de Jérusalem, située dans le tiers inférieur du pou-
| — 88 — RSS MAN mon droit à deux travers de doigt au- de de la coupole. diaphragmatique, nettement séparée de la colonne et très rapprochée de la paroi externe, légèrement plus PE de la paroi antérieure que de la paroi postérieure. Formule leucocytaire : -
PoNAUCIÉAITES ASE EN ARE RE Mohonucléaires 5e siens a qe Basophyles....................... 2%
Le 25 mars, on proposa au malade l'intervention qui était faite dans un but systématique, et Surtout en raison du succès obtenu chez un précédent malade. Il refusa pour des raisons familiales. Le 27, le malade est examiné et l’aus-
cultation pulmonaire révèle à l'extrême base, au niveau du
pôle inférieur des signes complexes, des frottements légers et, par bouffées, des ràles crépitants lointains, profonds n'apparaissant qu'après une secousse de toux.
Il fut encore pressenti au point de vue d’une intervention mais il refusa à nouveau. Le 1‘ avril il partit en convalescence.
Le 16 mai le malade revient de convalescence, sa femme qui est auprès de lui nous dit qu'il s'est reposé constamment à la campagne, ne faisant qu'un travail agricole insignifiant. Il avait engraissé, était monté à 65 kilos, était dans un excellent état général. Il n'avait qu'une dyspnéé insignifiante, sauf dans les grands efforts. L’expectoration était réduite à quatre ou cinq crachats par jour, il n'y avait pas eu d’hémophysie; la toux nocturne persistait, en un mot le kyste, pendant le mois de repos, semblait avoir été bien toléré.
Néanmoins, sur les instances de sa famille, il décide de se faire opérer et revient prématurément à l'Hôtel-Dieu dans cette intention. Malheureusement, il fit un voyage très pénible qui dura près de 18 heures, exposé au froid. Au bout du premier jour il fut pris de frissons très violents, d'un état de malaise extrême et s’il n'avait désiré à toute force revenir à Lyon pour l'opération, il aurait dû s'arrêter en route.
Il arrive dans le service avec un état général des plus graves,
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C'était un homme au facies grippé, terreux, présentant des alternatives de cyanose des lèvres et des pâleurs avec tendance syncopale ; la sueur ruisselait sur son visage et il
avaitune dyspnée à quarante à la minute, il était dans un état d’agitation extrême. Nous demandâmes de suite à son entourage s’il avait présenté des vomiques, sa femme nous
affirma le contraire, il n'avait pas eu de vomiques claire ou
purulente dans les jours précédents. Les signes d’ausculta-
tion aux sommets avaient complètement disparu. Par contre
au pôle inférieur du kyste, on retrouvait les râles crépi-
‘tants déjà décrits mais, sur l'étendue d’une paume de main,
non plus lointains et discrets, mais superficiels et confluents. [1 n’y avait pas de souffle; à ce niveau, la percussion provoquait de la douleur et il y avait un très léger ædème circonscrit de la paroi. On rechercha en vain des signes cavitaires, le signe du sou, etc. Enfin, à la radioscopie, on retrouvait l'ombre du kyste englobé jusqu'à sa partie moyenne et dans toute sa partie inférieure par une ombre en grisaille, et des ganglions traché-bronchiques très volumineux. En un mot, ce qui frappait chez ce malade, c'était les signes généraux, signes d'intoxication, sans caractère hydatique particulier. Il n’y avait pas d'urticaire, pas d’éruption cutanée; les autres organes, cœur, foie et cerveau ne présentaient pas de signes fonctionnels ou physiques d’envahissement hydatique. La température était très
-irrégulière, de 39°,5 ou 40°, mais, au moment des frissons,
montait à 41° et une heure après descendait à 37,8.
Nous demandâmes son avis à M. le professeur Bérard, qui jugea la situation désespérée, due à la rupture et à l'infection du kyste hydatique et qui, néanmoins, accepta d'opérer, puisque c'était la seule chance de sauver le malade.
L'intervention consiste simplement en évacuation du contenu du kyste, un liquide clair légèrement rosé qui entraîne des hydatides flétries. Expectoration de sang au cours de l'intervention.
L'état général du malade reste mauvais, pouls petit. dyspnée et fièvre. La mort survient deux jours après.
A l’autopsie. corps amaigri, œdème de la paroi à la base droite.
A l'ouverture du thorax, le poumon | gauche ca abso- lument sain dans toute sa hauteur, il n’y a pas d'adhérence pleurale. — :
A la plèvre droite, adhéreutes extrêmement serrées au sommet. A la partie moyenne, adhérences làâches et récentes, ne semblant pas remonter à plus de deux à trois . Semaines, au niveau de la plaie opératoire.
Evmphyse de la base soudant étroitement le ie et les culs-de-sac. |
Entre la partie qui restait disponible, entre la sÿmphise des sommets et celle de la base, liquide rouge et sanguinolent ; on y retrouve la paroi du hyste hydatique, du volume d'une noix de coco, pelotonnée et enroulée sur elle-même, ne contenant plus de vésicules filles et profondément altérée.
A la coupe du poumon, le lobe supérieur était le siège de lésions tuberculeuses anciennes, scléreuses et fibreuses, sans symptômes de réactivation récente, avec des nodules sous-pleuraux en rapport avec la symphise des sommets.
La scissure interlobaire supérieure était comblée. La scissure interlobaire inférieure était le siège d'un épanchement purulent incomplètement vidé par l'intervention. Le kyste hydatique occupait le lobe inférieur dans les trois quarts et le quart inférieur du lobe moyen, Il était presque accolé à la paroi, ne laissant qu’une mince bande de parenchyme libre, mais ses relations avec la scissure interlobaire rendaient difficile une localisation plus précise.
Les altérations pulmonaires ont attiré toute notre attention.
La partie comprise entre les deux interlobes était le siège d'une pneumonie suppurée, d’un type très spécial, présentant un même foyer des lésions parallèles de sclérose, d'atelctasie, et en même temps de signes d’abcès pulmonaires un peu analogues aux abcès aréolaires post. broncho-pneumoniques.
La partie inférieure comprise entre la plèvre diaphragmatique et le kyste hydatique présentait des lésions analogues, mais il y avait des foyers de pneumonie récente, de consistence carnée, sans qu’il y ait de véritable suppuration
dans les tissus hépatisés. Le périkyste était enfin flanqué
d'une bande de parenchyme pulmonaire, infiltrée de pus et, d'autre part, d'une bande plus large de tissus gorgés de Sang, un peu analogues aux tissus d'infarctus.
Examen histologique. = (Formol. Paraf. Hémat. Eosine). — Sur les coupes, la membraneuse albumineuse n'est plus représentée que par une mince lame, et sa partie intérne proligère a complètement disparu dans les manipulations.
Au-dessous d'elle, se montrent les lames successives d'une paroi fibreuse, puis on arrive à une épaisse coque fibroïde, assez hyaline, pauvre en cellules, ces dernières étant toutes dans une sorte de petite cavité cellulaire claire.
Enfin, on passe insensiblement à un parenchyme pulmonaire dont les cloisons alvéolaires, épaisses, grossières hyalines, sont cependant reconnaissable.
Puis on arrive au poumon qui, sauf l'épaisseur des espaces prélobulaires, est à peu près normal.
OBSERVATION II (inédite).
Kyste hydatique infecté du lobe supérieur du poumon gauche. Deux vomiques purulentes; une hémoptysie grave huit mois après. État actuel satisfaisant.
L... (J -B.), originaire des Landes, aurait eu une méningite à l’âge de 5 ans; une « fluxion de poitrine » à 9 ans; nie l'éthylisme et la syphilis. Appartenant à la classe 1916, a été ajourné en février 1915 pour kyste hydatique du sommet gauche; de nouveau en 1916; versé dans le servic auxiliaire en juin 1917; incorporé le 4 septembre 1917 au 3° groupe d'aviation. N'a passé qu'un mois dans la zone des armées.
En février 1914 le malade accusa un point de côté très douloureux (côté gauche, 2. travers de doigt au-dessous du mamelon et 3 travers de doigt en dehors). On le soigne pour pleurésie sèche. Le malade garde le lit pendant un mois. Bientôt on constate une amélioration considérable, la toux devient moins fréquente, mais il persiste de la gêne respiratoire qui empêche le malade de reprendre son travail, Dès
cette. époque apparut l’expectoration purulente assez abon-
dante qui accompagnait la toux.
En avril 1914 pour la première fois, le sujet eut l'attention attirée par un phénomènelui paraissant très curieux: lorsqu'il se balançait vivement, faisait un mouvement brusque, il
percevait nettement un bruit rappelant celui que l’on entend
lorsque l’on agite un flacon à demi plein d’eau. Ce bruit lui paraissait se produire au niveau d'une zone thoracique comprise entre la 2° et la 4° côte, du côté gauche. Il aurait cru constater dans la suite que son siège de production se serait déplacé en bas et ‘en arriére, au niveau de l'angle inférieur de l’omoplate du même obté. C’est la succussion hypocratique perçue par le malade lui-même. A cette période, il
accusait parfois une douleur assez vive mais inconstante
dans l'épaule gauche.
Le malade fut radioscopé et radiographié à la Faculté de médecine de Bordeaux, où l’on porta le diagnostic de kyste hydatique pulmonaire du lobe supérieur gauche.
En juillet 1914, après le repas, à la suite aussi d’une course
rapide mais brève, sans effort de toux, le malade sentit un
liquide abondant et infect lui remonter à la bouche, et se penchant il en rejetait ainsi une grande quantité qu’il évalue à 2 litres environ. Il s’agissait d'eaux jaunâtres, contenant des membranes. Aussitôt après, le malade percut pour la première fois des bruits de râles se produisant à la partie supérieure de l’hémithorax gauche et dont l'intensité augmentait au cours des grandes inspirations.
Depuis lors, la toux légère, surtout matutinale, a persisté pendant plusieurs mois, s’accompagnant d'une expectoration purulente pas très abondante, mais comparable à celle qui précédait la vomique. Puis le malade reprit sa vie normale et fut versé dans le service auxiliaire en juin 1917. Il se considérait lui-même comme complètement guéri.
En octobre 1917 toutefois, il entrait à l'hôpital pour bronchite et congestion pulmonaire gauche. Il a présenté alors un état fébrile pendant plusieurs semaines avec point de côté, toux, et de nouveau expectoration purulente chronique, sans remarquer alors de saveur amère ou salée à ses crachats. Îl paraissait remis de ses symptômes aigus lorsque,
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à 4 sa dun repas, Te hote ass ez rapidement des
escaliers, exactement dans les mêmes conditions que la première fois, apparut une expectoration abondante et
épaisse qui lui sembla tout à fait purulente. Il évalue à 1 litre 1/2 la quantité de pus ainsi rejetée. Il se sentit dans la suite considérablement amélioré et au cours de sa convalescence de trois mois reprit ses occupations normales. A peine persistait-il un peu de toux et d’expectoration muco-purulente sans douleur thoracique.
En juin 1918,il était pris brusquement d'hémoptysie abondante et persistante. Le premier jour il rejetait le sang à pleine bouche de 11 heures à 15 heures à tel point que l’on dut lui pratiquer la ligature des quatre membres. Le deuxième jour l’hémorragie était moins abondante, pour ne se manifester le He que pa des crachats striés de sang.
Dans la suite, l'expectoration ele réapparut pour se continuer ainsi pendant plusieurs mois.
L'examen radioscopique à cette époque aurait révélé la présence d’une caverne du sommet gauche, mais on n’a pas retrouvé de crochets d’échinocoque dans les crachats.
Quelque temps après son retour de convalescence le malade entre à l'Hôtel-Dieu, dans le service du D' Cordier, pour quelques symptômes bronchitiques et des signes physiques bien nets au niveau de son ancien kyste pulmonaire. |
Il n'éprouve que peu ou pas de gêne thoracique; cependant un peu de toux persiste encore s'accompagnant d’une expectoration légère, muco-purulente, comparable tout à fait à celle de la trachéo-bronchite. Pas de stries sanguines dans ses orachats.
A l'examen : sujet au teint mat, de taille moyenne, { m. 67, paraissant assez vigoureux et dans un bon état général.
l'inspection, la paltation et la percussion de la cage thoracique bien symétrique ne révèlent rien d’anormal.
À l’auscultation, on entend dans la fosse sus-épineuse gauche des frottements brefs surtout inspiratoires. On les perçoit aussi en avant plus nombreux et sur une plus large surface, aux deux temps de la respiration. N'’étaient leur
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timbre sec et l'absence de modification à la fous on pourrait :
les prendre pour des ràles sous-crépitants. Ils sont entendus,
en effet, dans la région sous- -claviculaire gauche et sur toute.
l'étendue du lobe supérieur, jusqu’au dessous du mamelon.
La respiration est normale à La base gauche ainsi qu'au poumon droit.
Cœur normal.
Les autres appareils paraissent sains.
Il n'existe pas de bacille de Koch dans ces crachats.
Pas d’eosinophylie (3 °/).
L'examen radioscopique pratiqué le 6 janvier 1919 montre : la diminution de clarté de tout le champ pulmonaire gauche, sur lequel tranche une ombre anormale, transversale dont la partie moyenne remonte vers l’aiselle, à contours mal limités.
Le sommet gauche apparaît complètement opaque. Entre lui et l’ombre anormale existent de grandes brides sombres à direction verticale. j
Parésie de l’hémidiaphragme gauche.
La température qui s'élève le soir à 37° 5, 37 6 redevient normale au bout de quelques temps.
La respiration n’est pas gênée, la toux disparaît à peu près complètement ainsi que l’expectoration.
L’appétit est bon ; l’état général bien satisfaisant.
En avril 1919 les signes physiques ne se sont pas modifiés, les frottements pleuraux sont perçus en avant comme en arrière. Mais ce malade se trouve bien portant, redoutant toutefois l'apparition d'une hémoptysie qui l’a tant impressionné. Seulement quelques secousses de toux surviennent de temps en temps avec une légère expectoration plutôt muqueuse que muco-purulente.
Les mêmes données radioscopiques ne paraissant pas révéler la présence d’une caverne hydatique mais de grosses cicatrices du lobe supérieur du poumon gauche et de masses ganglionnaires hilaires.
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