‹ Contribution à l'Étude des Kystes Hydatiques du Poumon: Leurs Modes d'Infection et de SuppurationChapitre 22 sur 24 · OBSERVATION HI HLRGURE ANT · texte numérisé non relu

OBSERVATION HI HLRGURE ANT

Kyste hydatique du poumon gauche ; bronchito-fébrile. ù Intervention et gussisos

Hs malade D. M. est hospitalisé le 21 décembre 1917 par le professeur Roque, médecin consultant du secteur, avec le diagnostic de kyste hydatique du poumon gauche. Pas d'antécédents pathologiques hériditaires. À eu douze frères ou sœurs, cinq sont morts en bas âge, un frére a été tué à

la guerre. ;

| ‘Aurait eu une méningite ie la première nine. À l’âge de 13 ans un accident provoqua une cataracte de l’œil gauche. Exempté tout d’abord il fut récupéré en juin 1917 et versé dans le service auxiliaire. Après quelques mois de classes à Oran est affecté au groupement automobile de Lyon où il est arrivé il y a quinze jours.

Le malade est un israélite algérien qui a toujours habité l'Algérie, il mange du porc et déclare qu'un chien vivait en commensal dans la maison de son père.

Il prétend également n'avoir jamais été de robuste constitution, accuse actuellement de la faiblesse générale, une toux légère survenant le soir et la nuit, sans expectoration, un peu d’endolorissement thoracique surtout à gauche, réveillé par la toux.

On ne relève rien comme antécédents d'hydatisme. Après interrogatoire serré le patient accuse toutefois du prurit. Ce pruritaurait débuté en 1915,il est vespéral, survient par accès qui durent une heure ou une heure et demie. 11 s’accompagnerait de placards rouges qui semblent plutôt être du dermographisme que de l’urticaire.

A l'examen des poumons: à droite la sonorité est normale, la respiration ne présente aucune modification. Il existe seulement un peu de sensibilité musculaire superficielle au sommet (fosse sus-épineuse).

A gauche, rien à la base ni au sommet. Dans la fosse sousépineuse on constate sur une étendue de la paume de la main environ une zone où, avec la sonorité diminuée, les vibrations mal perçues, la respiration s'entend moins nettement et paraît s'accompagner d’un peu de chevrotement. Pas de

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pectoriloquie aphone, pas de bruits eee En avant, ne |

dans l’aisselle rien de particulier à noter.

L'examen des autres organes reste entièrement dégatif. La vision toutefois est nulle de l'œil gauche par FRE: ancienne. LA) ÉPRSES -

Pendant la première semaine de son séjour à l'hôpital, aucune modification n'était apparue dans l’état du sujet. Mais depuis le 7 janvier il présente des troubles variés :

1° Une douleur vive en broche dans l’hémithorax gauche, persistant jour et nuit avec paroxysmes, le réveillant en sursaut.

9 Des irraditions douloureuses dans le bras gauche avec parésie de l’annulaire et de l’auriculaire.

3° De la dyspnée d'effort et même de repos avec douleurs dans les grandes inspirations. ,

4° De la toux qui provoque un redoublement des douleurs s’accompagnant d'une expectoration muco-purulente abondante. |

5 De la fièvre à 38° 2.

6° Des râles de bronchite diffuse (ràâles de moyen calibre, humides ; râles délirants et ronflants) sans toutefois des signes d’'hépatisation même localisée.

L'examen du sang révèle 4 °/, d'éosinophyles.

‘L'examen radioscopique est pratiqué le 23 janvier 1918, par le Docteur Barjon. Il s’agit d'une tumeur intrathoracique occupant l’hémithorax gauche, vraisemblablement un kyste hydatique, bien que la forme ne soit pas tout à fait classique et régulièrement circulaire.

La situation de cette tumeur est Te Son centre correspond à un point situé à un point inférieur de l’omoplate et à la colonne vertébrale, elle n’est peut-être pas absolument au contact de la paroi mais c’est en ce point que la lame pulmonaire, si elle est interposée, est la plus mince. L'ombre est indépendante de celle du cœur et séparée d'elle par un espace clair.

Le diagnostic étant posé, on porte également l'indication d'intervention qui est acceptée du malade, étant donné les symptômes subjectifs apparents depuis quelques jours.

Opération par le D' Albertin, le 28 avril 1918. Incision

è ie que conservé une ransparence

AR

et ana ses ie au bout & cinq nubee Tien du | tissu pulmonaire j jusqu'à la cavité kystique. La membrane | : hydatique est aperçue, extraite en entier à l’aide d’une pince. Une mèche formolée est promenée à l’intérieur de la cavité = pulmonaire qui ne saigne pas. On laisse dans celle-ci un | drain S

__ et deux mèches. à

Le malade avait reçu avant le début de l’anesthésie un centigramme et demi de morphine, il a présenté malgré cela à l'ouverture du kyste une toux qhArense réflexe avec expectoration légèrement rosée. ; :

Les suites opératoires sont normales.

Revue le 2? mars 1918, l’état général est satisfaisant. On note seulement de la Submatits dans la zone de l’ancien kyste. Le malade est envoyé en réforme temporaire n° 2.

OBSsEvATION IV (résumée).

Kyste hydatique du poumon. Foche purulente périvésiculaire.

(Thèse de Lorieux, Bordeaux, 1888-1889.)

G., matelot, souffrait du côté droit depuis fort longtemps et depuis une semaine la douleur est devenue très vive s’ac-

compagnant de fièvre.

Le début des phénomènes aigus s’est manifesté par des: frissons répétés, suivis d'uue dyspnée intense et d’expectoration sanguinolente, celle-ci accompagnant les accès de toux quinteux.

A l’examen, le facies est grippé, le teint plombé, la peau sèche et chaude. L’amaigrissement est apparent.

Température axillaire 39° 6.

Etat saburral des premières voies digestives. Urires chargées, peu abondantes.

7 Bo

Le malade, agité a nuit, présente le jour un peu d’ edit à - L'examen de la poitrine fournit les symptômes suivants :

L'amplification du côté droit est incomplète et retardée. Les inspirations profondes provoquent de ce côté des douleurs très vives.

Le périmètre thoracique est peu modifié. Mais on perçoit une déformation localisée de l’hémithorax droit au niveau de son tiers inférieur se manifestant par une dilatation des espaces intercostaux.

Les vibrations sont à peu près normales. La palpation -combinée à la percussion donne la sensation d’une sorte d'ondulation, de chatouillement plutôt que de frémissement.

La matitée arrondie correspond à la saillie apparente.

À l’auscultation, respiration normale aux sommets et râles de bronchite dans le reste des poumons.

On entend dans la zone de matité un souffle inspiratoire caverneux presque amphorique, à l'expiration, un bruit de clapet ou de soupape suivi de silence.

L’expectoration qui accompagne la toux fréquente est devenu franchement purulente bien que rouillée comme dans la gangrène pulmonaire, mais la fétidité en est modérée.

Le bruit du clapet, la nature des vibrations perçues, la forme et le signe de la lésion font éliminer la pleurésie enkystée et la gangrène pulmonaire, et, malgré la fièvre infectieuse, on porte le diagnostic de kyste hydatique du poumon droit avec suppuration du kyste adventice. |

Le malade succomba au bout de quelques jours, ayant présenté tous les symptômes d’une fièvre infectieuse grave

L'autopsie vient vérifier le diagnostic. Dans le lobe inférieur du poumon droit on trouva un kyste hydatique du volume de la tête d’un fœtus environ. La membrane adventice était suppurée, et une communication en biseau existait entre la bronche principale de ce lobe et la cavité formée sur le pourtour de l'hydatide mère. Dans cette cavité on trouva du pus rouillé comme celui des abcès du foie. La vésicule mère était un peu flétrie. Dès qu'elle fut ouverte, il s'en écoula un liquide louche contenant une grande quantité de crochets et de cellules filles de toute dimension. Aucune lésion par ailleurs dans les autres organes.

Le ré nue

Fine

OBSERVATION 54 (résumée).

Hycte Hraetiqee du poumon gauche. Pneumonie périkystique. Guérison par vomique. SE

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