‹ Contribution à l'Étude des Kystes Hydatiques du Poumon: Leurs Modes d'Infection et de SuppurationChapitre 5 sur 24 · I. CONSTATATIONS ANATOMIQUES · texte numérisé non relu

I. CONSTATATIONS ANATOMIQUES

La découverte à l’autopsie d'un kyste hydatique pulmonaire intact n’est pas aussi rare que l’on pourrait le supposer, tout au moins dans les pays où l’af-

fection parasitaire sévit à l’état endémique. Laveran,

Escudéro en ont publié plusieurs cas. A l'ouverture du poumon, le plus souvent à la base, on tombe sur une vaste poche lisse à contours réguliers, presque

sphérique, de couleur blanchâtre et légèrement réfrin- S

gente. C'est la vésicule hydatique elle-même. Faiblement adhérente au tissu pulmonaire, par l'intermédiaire duquel elle se nourrit suivant des phénomènes d'endosmose, elle s’en laisse facilement détacher. L'organe refoulé a pu réagir au contact du parasite, s'infiltrer d'éléments conjonctifs sur une épaisseur généralement faible (quelques millimètres) mais varlant avec le degré d'inflammation. A cette zone densifiée de tissu pulmonaire la plupart des auteurs donnent actuellement la dénomination d’adventice ou membrane périkysüique. M. Dévé, faisant remarquer

tient à lui restituer % more ee + tive de } ste qui était celle de Davaine. La disposition ‘anatomique est au reste. assez simple pour ne 5 pas prêter à à confusion.

© | Dans l’espace ne tele à l’état norno L compris entre le parasite et le poumon, s'abou- a | chent le plus habituellement des ramifications bron- chiques, parfois même des bronches de gros calibre, de troisième ou quatrième ordre. Leur paroi est sectionnée franchement, ce qui paraît tenir à la résistance de leur squelette cartilagineux.

Quant aux vaisseaux du voisinage, ils subissent plus facilement la compression ; leur ulcération, en tout cas, détermine fréquemment des hémoptysies.qui = deviennent graves à l'ouverture du kyste. = RES | La constitution de la vésicule proprement dite est | Es assez simple : extérieurement une membrane amor- | phe épaisse de plusieurs millimètres, stratifiée comme les feuillets d'un livre et dépourvue d'éléments figurés ; sa surface intérieure est tapissée complètement par la couche germinative. Celle-ci ne se révèle » à la façon des endothéliums vasculaires que par la saillie de ses noyaux nucléolés ». Si l'on est en présence d'un kyste stérile on ne décèle aucune formation spéciale, ni dans le liquide hydatique qui reste sans dépôt, ni sur cette membrane germinale.

Le plus souvent, un nombre considérable de petits bourgeonnements se sont développés sur la couche germinative lui donnant un aspect dépoli et granuleux. Ils sont constitués comme elle par un plasmo-

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dium nucléé et se creusent bientôt d'une cavité DU vont apparaître les scolex. Chaque bourgeonnement Le sera l’origine d’une vésicule proligère. Si les unes —

sont absolument libres dans le liquide hydatique,

d’autres restent rattachées par un funicule à la mem-

brane mère.

La sérosité ae Fe dans un verre à pied laisse se former un dépôt blanchâtre et granu-

leux auquel M. Dévé a donné le nom de sable echinococcique que constituent les vésicules proligères et les têtes de tenia mises en liberté par leur rupture.

On peut rencontrer ainsi, quoique assez rarement, au niveau du poumon, des kystes multivésiculaires, c’est-à-dire bourrés de vésicules endogènes qui, toutes, présentent la structure de l’hydatide mère et sont comparables, parleur volume moyen comme leur coloration, à des graines de raisin blanc. M. Dévé les considère comme des formes de résistance résultant de l’enkystement des scolex lorsque le parasite doit lutter contre l'invasion des toxines microbiennes ou que la membrane mère a été traumatisée par les ponctions exploratrices et évacuatrices.

Nous n'avons pas découvert d'observation de kyste pulmonaire où l'on ait constaté l'existence de vésicules exogènes qui, prenant naissance dans la membrane feuilletée par inclusion d'éléments germinatifs, auraient évolué vers l'extérieur pour leur propre compte.

Il. Torocrapix.

[ semble bien que le kyste de la base pulmonnaire soit le plus rapidement accessible à nos moyens cou-

en évidence la possibilité d'échinococcose multiple, de kystes ceutraux, habituellement de petit volume,

appendus à une bronche de gros calibre et dont l’évo-

lation reste j jusqu’à la rupture absolument silencieuse.

Si l'on fait abstraction des kystes du foie propagés à la base droite, le poumon gauche est envahi aussi

souvent quele droit. Les kystes peuvent coexiter dans les deux poumons, être multiples dans chaque organe. Le sommet lui-même n’est pas indemne et l'apparition de signes pathologiques à à ce niveau ferasonger évidemment à toute autre affection, à la tuberculose surtout.

M. Dévé a divisé les kystes pulmonnaires en deux groupes suivant leur topographie : les kystes corticaux et les kystes centraux.

Les premiers nés à distance des grosses bronches ont besoin d'être très volumineux pour se rompre dans l'arbre respiratoire et leur drainage après vomique reste souvent défectueux.

Les centraux au contraire, peuvent s'ouvrir dans les conduits bronchiques à une époque relativement précoce de leur évolution et se trouvent dans les conditions les plus favorables à la guérison spontanée.

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