IIT. LA VIE ET LA MORT DU KYSTE
Parvenu en plein parenchyme pulmonaire — nous essayerons de montrer comment — l'embryon hexacante du tœnia échinocoque, qui est pourvu d’un rostre et de crochets, ne tarde pas à perdre ses
. ‘'rants, dplon à aussi, uit radioscopique, | A avait-on tendance à croire qu'il s 'agissait d'un lieu d'élection du parasite. Les rayons X ont bien mis
crochets ee donnera naissance, vers son extrémité
ei
postérieure, à une vésicule séreuse dans laquelle
s'invaginera et qui va se refermer sur lui. La mem- brane hydatique s'épaissit progressivement, prend
un aspect feuilleté caractéristique et le kyste se trouve constitué. Les expérience de Leuckart ont montré
- que l'accroissement du parasite se fait lentement : cinq
mois après l’ingestion d’anneaux mürs de tœnia échinocoque, un porc présentait une vésicule hydatique de la grosseur d’une noix. Des kystes découverts fortuitement par la radioscopie ont pu être suivis dans leur évolution. Il semble bien que celle-ci ne soit pas régulière car on a vu des parasites rester stationnaires pendant plusieurs mois pour augmenter considé-
| rablement de volume ou même doubler dans le même
laps de temps.
Il paraitrait surtout intéressant de savoir combien il s'écoulera de temps depuis la fixation de l'embryon hexacante dans le parenchyme pulmonaire jusqu’à ce que la présence du ver vésiculaire ne se traduise par un symptôme fonctionnel capable de le révéler. Intervient encore à ce sujet la situation topographique du kyste : il est bien admis que les kystes périphériques attirent plus vite l'attention que les centraux par les réactions douloureuses qu’ils déterminent du côté de la plèvre. Dans ce cas, le porteur accuse rapidement de la toux avec expectoration et des points de côté. Pour les kystes centraux, Escudero conclue à un minimum d’un an et demi ou deux ans GE l'introduction du parasite dans le poumon jusqu'au DHENÈE symptôme de la maladie.
| LÉ nr normale du ve v vésiculaire à às Frot ne : on lui faire acquérir un volume considérable. Mais
il arrive un moment presque fatal où, sous l’ influence
des variations de pression de l'air respiratoire, des” secousses de toux, des traumatimses aussi, la rupture doit se produire. Le kyste s'ouvrira, soit dans les bronches, par une simple fissure origine de l'infection
et d’une expectoratiou chonique ou bien encore par une large déchirure avec vomique bruyante, soit dans la cavité pleurale, soit enfin à la fois dans la cavité pleurale et dans les voies respiratoires.
Il peut se faire aussi que la suppuration périvésiculaire entraine la mort du parasite et l'infection de
son contenu. Les réactions inflammatoires anciennes
transformant la poche en véritable cavité close, des symptômes de grande infection apparaîtront qui pourront emporter le malade rapidement, Dans le cas même que nous avons observé il n'existait pas de suppuration vésiculaire proprement dite mais de la
pneumonie suppurée périkystique dont la sympto-
matologie passait presque inaperçue au milieu de phénomènes généraux graves qui se sont terminés en quelques jours par la mort.
Signalons enfin une autre forme évolutive, favorable celle-là : il se peut qu'une maladie de l’hydatide, parfois la réaction de défense de l'organisme hôte, entraine la mort du parasite. L'on a découvert à l’autopsie de sujets emportés par une maladie intercurrente des kystes secs complètement stratifiés ou calcifiés, dont la membrane germinative avait disparue et dont la cuticule s'était considérablement hyper-
à trophiée. Ce mode d'évolution constitue du reste une
rareté.