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pas contre-indiquée, et MM. Lannelongue et Achard, admetlent que, si l’on craint des accidents menaçants, dus à l'accroissement de la tumeur, on peut procéder à la récision du kyste, dans l'espoir qu'une inflammation secondaire, suppurative ou non, et la rétraclion cicatricielle, pourront plus tard produire la diminution graduelle des poches qu’on n'a pu extirper.
- Cesar Hawkins eut recours à la ponction simple. Il rapporte le cas d'un enfant porteur d’un kyste congénital de la joue auquel pendant un anil fit des ponctions successives. Il obtint un succès. Mais les cas de guérison, par ce procédé, sont rares. Après un certain nombre de ponctions, la poche s’enflamme malgré les précaulions les plus minutieuses.
Si nous tenons compte de quelques données stalisliques fournies par les divers observateurs dont nous avons pu compulser les travaux, nous retrouvons pour ce mode opératoire une tolalité de 45 0/0, soit sur 11 cas, 6 guérisons et 5 décès.
Cependant Boucher, dans sa thèse, interprète des dispositions thérapeutiques de son temps, préconise la ponction simple dans la grande majorilé des cas, spécialement si l'enfant est en bas-âge. « Quel que soit la variété à laquelle on ait affaire, dit-il, nous pensons qu'on doit proscrire formellement les opéralions sanglantes et même les injections irritantes poussées dans leur intérieur, en raison des accidents graves qu'elles pourraient déterminer chez les nouveau-nés. On doit se borner à l'emploi de ponclions successives, qui, si elles ne procurent pas, à elles seules, la guérison complète, permet-
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tront d'attendre que l’enfant, plus développé et plus vigoureux, soit en état de supporter un moyen de traitement plus énergique.
Pourtant, en raison du danger de ces ponctions répétées, il faut à notre avis les réserver seulement pour le cas où la tumeur, par son volume, menacerait la vie de
l'enfant incapable de supporter une intervention opératoire.
Les injections iodées, pratiquées par de nombreux opérateurs, ont donné des résultats favorables, mais bien souvent au prix de suppurations prolongées. Dans de nombreux Cas, on a dû procéder à l'ouverture et au drainage de la poche enflamimée et quelquefois même sans suCCès.
Bien que les résultats statistiques soient, pour cette intervention, meilleurs que pour la précédente, ils sont pourtant loin de nous paraître satisfaisants. Sur 22 cas, en effet, on constate 17 guérisons et 5 décès, soit une mortalité de 22 0/0.
Nous comprenons dans ce total l'observation de Sédillot (ouverture par caustique) et celle de Holmes (flèches caustiques) appartenant à des opérateurs qui recherchaient la rétraction de la poche par l’irritation de ses parois.
L’injection iodée, rendue possible, par le procédé de Roux, même dans le cas de kystes multiloculaires, a joui pendant longtemps d’une certaine faveur. Cet opérateur iransformait, en effet, les kystes multiloculaires en kystes uniloculaires en sectionnant les brides et les cloi-
sons, à l’aide d’un ténotome mousse, puis il injectait une solution iodée.