‹ Contribution à l'étude des kystes séreux congénitauxChapitre 9 sur 22 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

Nous avons signalé lirrégularité de siège et de volume des kystes congénitaux séreux.

Leur aspect est celui des tumeurs qu’on appelle communément séreuses sans que pour cela il faille attacher la moindre importance anitomique à cette dénomination.

Leurs contours, quelquefois assez nets, sont souvent difficiles à préciser, indépendamment de leurs connections avec les parties profondes.

En général, on ne constate pas d’altération de la peau qui les recouvre ; lorsqu'elle n’est pas envahie, celle-ci gliss2 facilement sur la masse de la tumeur et, à part une certaine distension, elle est normale. Quelquefois on voit à sa surface des sillons plus ou moins larges et profonds qui correspondent aux cloisons qui séparent les cavités. Par transparence, on voit la peau sillonnée de veinules situées dans le tissu cellulaire sous-cutané. Dans certains kystes elle prend des reflets bleuâtres, el si la tumeur fait saillie dans la bouche, la muqueuse présente aussi cette coloration qui l’a fait comparer à une grenouillette; et à ce niveau la peau est quelquefois d’une extrême minceur.

La consistance, en certain cas élastique et rénitente, est le plus souvent mollasse et spongieuse. La fluctuation est souvent difficile à constater. Par la palpation, on peut trouver des masses indurées qui ne sont autres que

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POSE les productions cartilagineuses et osseuses dont nous avons parlé.

La mobilité de la tumeur, qu’on doit toujours rechercher avec soin, en vue des indications thérapeutiques, est quelquefois parfaite. C’est qu’alors le kyste siège dans le tissu cellulaire sous-cutané el n’a pas envoyé de prolongements dans la profondeur. Cependant il est facile de se tromper, et un kyste, en apparence mobile, peut avoir, en réalité, contracté de nombreuses adhérences avec les organes profonds (Hawkins).

Un autre symptôme très important à éludier est la réduction de la tumeur par la compression. Le diagnostic entre ces kystes et des collections liquides dépendant des séreuses, comme les méningocèles, est souvent éclairé par la constatation de ce symptôme.

Le plus souvent ces masses kystiques ne sont pas réductibles par la pression. Si l’on réussit à déprimer un point de la tumeur, on voil un autre point se tendre à son tour par refoulement du liquide d’une poche dans une autre.

Les cris et les efforts ont une certaine influence sur la tension des kystes ; elle est due à la contraction des muscles sous-jacents et à la richesse vasculaire de la tumeur. Quand elle siège sur le cou, si la masse kystique a envoyé des prolongements dans le thorax, on voit la tumeur se tendre et gonfler pendant les cris de l’enfant, tandis qu'elle s’affaisse dans l'inspiration, elle peut être en outre réductible comme dans l’intéressante observation de MM. Lannelongue et Achard (Obs. LXID.

La «louleur spontanée, à la pression est nulle.

Les kystes du cou sont toujours sous-aponévrotiques, tandis que ceux des membres peuvent être, ou souscutanés, ou tout à la fois sous-aponévrotiques et souscutanés. On a vu lous ces kystes devenir par envahissement sous-cutanés et s'ouvrir même au dehors (Wernher).

Les troubles fonctionnels qu’engendrent ces kystes ne méritent pas une mention spéciale. Ordinairement nuls, ils ont pu amener, aux membres, un état permanent de contracture (4. c., obs. LXIX de MM. Lannelongue et Achard), au cou, une gêne de la déglntition et de la respiration (Schwerin). Dans un cas de Parrot, on observait des attaques de cyanose, avec apnée et état de mort apparente qui durait cinquante minutes. On a encore signalé des vomissements qui ont été attribués à une

ompression des pneumogastriques.

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