OBSERVATION I
(Bordeaux médical, 1"* année 1872,2$ août, n° 27, p.211) K'yste dermoïde thyro-hyoïdien.
Un jeune homme de dix-huit ans portant une tumeur à la face antérieure du cou, s’est présenté à l'hôpital pour se soumettre à une opération. [l raconta que ses parents avaient vu cette tumeur six mois après sa naissance. Depuis ce moment, elle avait grossi lentement sans jamais amener de douleurs violentes.
Cette tumeur, arrondie, du volume d’une petite pomme, sans changement de couleur à la peau était molle, semifluctuante. Située exactement sur la ligne médiane, entre l'os hyoïde et les premiers anneaux de la trachée, elle était adhérente aux parties profondes et suivait les mouvements du larynx pendant l'acte de déglutition.
Une ponction, faite à l’aide d'un appareil aspirateur, donna issue à une matière blanchâtre analogue à celle contenue dans les loupes. L’extirpation fut décidée.
En disséquant de chaque côté, après avoir fait une incision
verticale médiane, on vit que le kyste, recouvert par les
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muscles thyro-hyoïdiens s'étendait jusque sur la membrane de ce nom. En ce point, l'opération devint plus délicate et les ciseaux durent être portés jusque sous l’os hyoïde, qu'on fut obligé de racler. Le kyste put être enlevé tout entier, sans avoir été ouvert, et l'opération en fut facilitée d'autant.
C'était un type de kyste dermoïde, avec une première enveloppe fibreuse et une paroi interne semblable à la peau présentant un grand nombre de poils soyeux et blanchâtres, les uns implantés directement sur la paroi, les autres libres dans la cavité remplie d’une matière grasse. ressemblant à de la -crème épaissie. |
Le malade est sorti parfaitement guéri quinze jours après opération.