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On en prélevait alors d’une part 50%, d’une autre part 10% qu’on traitait comme suit :
Les 50° acidulés par 1/2% d'acide sulfurique ou 1% d'acide chlorhydrique, étaient chauffés à l’autoclave de Chamberland, à 106°-110°, pendant une heure, en même temps que 50°° d’une solution témoin de lactose pure, additionnée de la même proportion d'acide et de même pouvoir réducteur que le sérum examiné. Au bout de ce temps, les sérums de lait, toujours un peu brunâtres et les solutions de lactose pure, à peine colorées, étaient refroidis, additionnés de 3% de sous-acétate de plomb et de quantité suffisante d’eau distillée pour obtenir 55%.
Après filtration, les liquides étaient regardés au saccharimétre dans des tubes de 20 centimètres, la lecture dans les tubes de 50 centimètres, pour les sérums ainsi traités, étant souvent difficile.
Enfin les 10% étaient évaporés dans une capsule de platine à fond plat, à l’étuve d’eau bouillante pendant 12 heures; l'extrait sec ainsi obtenu incinéré au rouge sombre fournissait les sels miné- TAUX.
Avant d'entrer dans le détail des résultats numériques auxquels je suis arrivé, il est nécessaire de fixer un point important qui se relie à La détermination de cet extrait, je veux parler de l’état de la lactose dans le résidu sec des laits.
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S 2. Etat de la lactose dans l'extrait sec des laits.
La lactose cristallisée, qui se dépose de ses solutions sursaturées, répond comme on le sait à la formule C'? H*° 0" + H°0, elle est par conséquent hydratée et, sous cette forme, ne perd son eau de cristallisation que vers 130° et demeure inaltérée à la température de 100° maintenue même pendant 24 heures.
Dans plus de vingt essais, où j'ai fait varier la proportion de lactose hydratée de 0%05 à 5 grammes, j'ai trouvé qu'après 24 heures de chauffe, soit au bain marie, soit à l’'étuve d’eau bouillante, la perte de poids dans des capsules de platine à large surface, était nulle lorsque le sucre était en cristaux, et n'atteignait pas 0,2 p. °/,, quand ce sucre était très finement pulvérisé.
Or, on à cru pendant longtemps, en se basant sur ces faits, que lorsqu'on évaporait une solution de lactose, telle que le lait par exemple, en ne dépassant pas la température de 100°, le résidu devait renfermer la lactose sous la forme hydratée CAO: 0
En réalité il n’en est rien, au moins en ce qui concerne les solutions aqueuses pures de lactose.
Le fait a déjà été signalé par Hesse, par Esbach (1), qui n’a pas donné de chiffres à l’appui, et par Erdmann et Schmæger; vu l'intérêt de la
(1) Dosage de la lactose, loc. cit., p. 20.
question, je crois devoir Indiquer ici les expériences que j'ai faites à ce sujet.
J'ai opéré sur des poids de lactose hydratée variant de O%'200 à 2 grammes et dissous dans 10% d’eau. Les solutions ont été évaporées dans des capsules de platine à fond plat pendant 12 heures à l’étuve d’eau bouillante.
POIDS POIDS PERTE D'EAU de lactose | du résidu P: %o PAM après 12 h.| de lactose A0ce d'eau d’étuve hydratée Ogr 200 Ogr 0100 5,00