‹ Contribution à l'étude des lactoses Identification et dosage Présence dans certains laits de substances nouvellesChapitre 20 sur 27 · RE LED TER BR PI RE EC ISSN RE ED GE LE · texte numérisé non relu

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sérum primitif étendu à moitié, ce qui indique que les manipulations auxquelles a été soumis ce sérum n'ont en rien modifié ses propriétés primitives. Dans le tableau précédent, les rotations correspondent au tube de 20 centimètres ; les réductions sont exprimées en grammes de lactose anhydre par litre. Le coefficient saccharimétrique est le rapport de cette quantité à la rotation.

Ces expériences me semblent tout à fait concluantes pour affirmer la présence, dans le lait de femme, d’une substance lévogyre et dans celui d'ânesse celle d’une substance dextrogyre, autres que la lactose et inactives sur la liqueur de Fehling.

Si, en eflet, les anomalies optiques présentées par ces sérums étaient dues à une modification isomérique de la lactose, on devrait trouver un coefficient saccharimétrique constant avec le sérum, les cristaux qu’on en retire et leurs eaux-mères, puisque en réunissant les solutions des cristaux et des eauxmères, on reproduit le sérum primitif avec toutes ses propriétés.

On observe, au contraire, que l’anomalie optique est en quelque sorte exaltée dans les eaux-mèêres, atténuée au contraire avec les cristaux, car le fait de la cristallisation a pour résultat d’épurer ces derniers de l’'impureté qui les accompagne et qui, plus soluble que la lactose, se concentre dans le résidu sirupeux.

L'étude du sérum de lait de jument, effectuée par la même méthode, montre, quoique à un degré beau-

AN

coup moins prononcé, que ce lait renferme souvent un principe dextrogyre, comme le lait d’ânesse.

Au contraire, la cristallisation fractionnée est impuissante à mettre en évidence de telles substances dans les sérums des laits de vache, de chèvre et de brebis.

Il est même possible d'aller plus loin et de se faire une idée approchée de la dose des substances actives, autres que la lactose, existant dans les sérums des laits de vache et d’ânesse.

Lorsque de l'extrait sec des sérums des différents laits on retranche la somme cendres + lactose anhydre, on trouve toujours une différence positive, mais bien plus forte pour les sérums de femme et d’Anesse que pour les autres laits.

Les documents relatifs à ces différences se trouvent dans les tableaux des pages 44, 46, 47, 48, 49, résumant les essais effectués sur les divers sérums.

Nous trouvons ainsi pour le poids des corps non dosés, par litre de sérum :

Sérums de lait de femme : 6850; 76° 50; 7er A0.

» » d'ânesse : 4 20; 4 5e) SN » » de jument : 3 FA MA 20.

» DE VACRE TOUL TA IR TER US » ». de chèvre : 2 20001 S 0:

» » de brebis : 2 EU O AN

En admettant comme voisine de 2 grammes la.

quantité de principes actifs, azotés ou non, existant

note

en plus des principes qu'on dose ordinairement dans les laits, nous voyons que l'extractif non dosé dépasse d'environ 5 grammes ce chiffre moyen pour le sérum de lait de femme; d'environ 2 grammes pour le sérum de lait d’ânesse, et en moyenne de 0550 pour le sérum de lait de jument.

Ces difiérences s'accordent très bien avec la présence dans ces laits des substances optiquement actives dont il à été parlé plus haut.

Ainsi pour résumer les conclusions qui se dégagent de la seconde partie de ce mémoire nous dirons :

1° Que, cristallisée ou dissoute dans son dissolvant naturel, la matière sucrée des différents laits est une seule et même lactose ;

2° Que dans les laits de femme, d’ânesse, de jument et probablement de chienne, elle est accompagnée d’une substance lévogyre dans les laits de femme et de chienne, dextrogyre dans les deux autres laits; la substance dextrogyre étant à la dose probable d'environ 2 grammes par litre pour le lait d’ânesse, et le corps lévogyre à la dose de 5 grammes pour le lait de femme.

Ces substances sont inactives sur la liqueur de Fehling ; elles ne sont pas précipitables par les réactifs généraux des albuminoïdes et ne paraissent pas de nature azotée.

J'ai effectué en effet le dosage de l’azote sur le résidu de 20 cent. cubes des sérums des laits exa-

REV 2 minés ; j'ai ainsi trouvé en ramenant les résultats au litre de sérum :

N° N°2 Sérums de vache ... 08" 135 d'azote 05"192 d'azote D de CHE UP 0 0 O0 »

DC brebis RO UIOSS) QD OR ns; D ndlelemmMme. O2» ah SET) > » d'ânesse... OR205— CRAN » dejument... O 287 » O 204 »

Il n’y à donc aucun rapprochement à établir entre les doses d’azote trouvées, d’ailleurs très faibles, et la présence des substances signalées.

Avec l'hypothèse d'Esbach sur l'isomérie optique des lactoses selon les laits, 1l fallait supposer autant de lactoses diverses qu’on trouvait de coefficients saccharimétriques différents. La présence, à dose variable, des corps actifs que j'ai signalés, donne une explication très simple de la variation de ces coefficients suivant les laits.

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