L— MANTEAU
1. Bord. — * Alor« que les Lamellibranches ont, d'une façon générale, le bord du manteau divisé en trois plis longitu-
(') Piiina (DuvERNOY. Mémoires sur le système nerveux des Mollusques Acéphales, loc. cit. p. 77, 78, pi. III-IV fig. d, 4, 7) ; Mija{ibid. p. 132, pi XI-XII, fig. S, sans lettre).
(*) Anodonta (Keber, Beschreibung der Eingeweidenervensystem in der Teichmuschel, Arch. f. Atiat. u. Phys. 18S2, pi. III, fig. 3, r. — ou Beitriigc zur Anatomie und Physiologie der Weichlhiere, pi. II. fig. 5, w).
(') VON Jheking. Die Gehôrwerkzeuge der MoUusken, p. "l"!.
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dinaux, Nucula possède un bord palléal simple, sans denticiilations, glandes, ni pig-ment (PI. VI et VII). De même, chez Leda et Yoldia, il n'y a pas encore de duplicature sensible de ce bord, mais seulement présence de denticules. Solenomya non plus, n'a pas le bord libre du manteau subdivisé, mais simplement épaissi et porteur de denticules.
** Dans certaines formes, j'ai rencontré des parties glandulaires, localisées vers le bord du manteau, notamment chez les Lucinidse {Lucina, Axinus etc.) où il y a de chaque côté une bande allongée, ventralement au long adducteur antérieur, région que Semper a api»elé " branchie „ palléale (^) et qu'on peut voir aussi ligurée anciennement par Duvernoy (^).
2. Glandes. — J'ai précédemment comparé à la glande hypobranchiale des " Gastropodes „ Anisopleures, un épaissis sèment palléal existant chez une espèce de Lyonsiella (^).
Cette assimilation ne me paraît plus suffisamment fondée, car j'ai rencontré dans d'autres Lamellibranches (chez tous les Nuculidse et Solenomyidse : voir l^e partie, fig. -4, 8, 11, 16, 18), une glande d'aspect différent, conforme par sa situation et sa structure, à la glande hypobranchiale si bien développée chez Haliotis (*).
3. Sutures palléales et orifices palléaux. — * Chez Nucula, les bords du manteau sont sans suture aucune entre eux, ni avec les branchies ; la même chose existe encore pour les Anomiidse, Arcidse, Tiigoniidse et Pectinidse (incl. Lima et Spondylus).
(') SEMPEK.Die natiirliohe Existenzbedingungen der Thiere, Bd. I, p. 208, fig. 48. n.
(-) Duvernoy. Mémoires sur le système nerveux des Mollusques Acéphales, loc cit. pi V, fig. 3, p. c.
(') Pelseneer. Report on the Anatomy of the Deep Sea Mollusca, loc. cit. p. 18, pi. II, tig. 8, g.
(*) Il est bien entendu que la glande hypobranchiale de Haliotis, des autres Rhipidoglosses, etc. , est une glande palléale, et qu'elle ne présente nullement avec la glande anale de Purpura, etc., le rapprochement morphologique que Wegmakn (Contributions à l'histoire naturelle des Haliotides, Arch. de Zool. Expér, série 2, t. u, p. 333) a paru y voir : en effet Turbo possède à la fois la glande anale et la glande hypobranchiale.
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** Les Aviculidœ et les autres formes du groupe Ostreacea, ont les bords du manteau soudés aux branchies.
*** Ces bords sont soudés aux branchies et entre eux dans tous les autres Lamellibranches ; mais la suture des bords palléaux entre eux est unique chez les Mytilidge, Carditidse, AstartidîE, Crassatellidae, la plupart des Lucinidge, des Najades et certains Cyrenidae. Partout ailleurs, il y a deux sutures palléales.
**** Solenomya (fig. 14, 15) seul présente les bords du manteau soudés entre eux, sans l'être aux branchies; en outre, la suture palléale unique, au lieu d'être courte, comme chez les formes précitées (où l'orifice anal résultant de cette suture, est contigu au grand orifice palléal restant), est très longue, laissant en avant d'elle un orifice pédieux, tandis que l'orifice postérieur est branchioanal.
***** Il arrive qu'une troisième suture palléale, plus antérieure que les deux autres, sépare un quatrième orifice : j'ai indiqué ailleurs les genres qui présentent ce caractère (^). La signification d'orifice byssal rudimentaire que je lui ai attribuée me paraît confirmée par le fait suivant : le genre Solen était réputé dépourvu d'appareil byssogène ; or, mon ami Rawitz vient de découvrir un appareil byssogène rudimentaire chez Solen ensis, exactement en face du quatrième orifice palléal de cette espèce.
4. Muscles adducteurs. — * Une discussion assez animée a porté, il y a quelques années (en 1888), sur l'existence de fibres striées dans les muscles des Lamellibranches.
Le grand nombre de sections que j'ai pu examiner me permet de confirmer le résultat qui a paru se dégager de cette discussion : à savoir qu'il n'y a pas dans les adducteurs des Lamellibranches, de fibres striées, dans le sens où l'on emploie ce mot pour les Vertébrés et les Arthropodes, mais des fibres à apparence striée.
(') PiiLSENCKii. Sur le quatrième orilice palléal des l'élécypodes. (joinptca rendus^ t. ex, p. 55.
Il y a, en effet, souvent, dans les muscles adducteurs, une distinction entre une partie à fibres lisses, et une partie à fibres paraissant striées. Cette distinction est surtout connue chez les " Monomyaires „ : Peden, par exemple, où ces deux parties forment deux masses tout à fait distinctes et séparées. Je puis confirmer le fait pour un certain nombre d'autres formes à deux muscles, à manteau entièrement ouvert, comme Nacida (voir fe partie) ou à manteau déjà assez fermé {Chama, etc.). La partie à apparence striée est la plus excentrique (située vers l'extrémité correspondante au muscle) et la plus sombre.
** Quant au rôle respectif de ces deux parties, von Jliering (^) a supposé que la partie lisse (•' ligamenteuse „) servirait d'antagoniste au ligament de la coquille. Or, les Plioladida? sont dépourvus de ligament, et cependant leurs adducteurs (le i)ostérieur par exemple) ont une structure entièrement homogène et sont formés de fibres dans lesquelles je n'ai pu voir une apparence de striation.
Il est vraisemblable que lorsque les deux parties existent, la partie à apparence striée des adducteurs sert, comme chez les autres Invertébrés, à produire des contractions rapides.
*** L'adducteur antérieur présente chez Modiolaria, un allongement dorso-ventral considérable, conduisant à la disposition caractéristique de ce muscle chez les Lucinidse.
Ij' adducteur est obli(iue sur les surfaces des valves, chez les Pectinidae et Anomiidse (fig. 31).