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Fi- i. Sch(^ma montrant les relations du péricarde et de la glande génitale avec'le rein, chez Nucula. - I, glande génitale; II, pied ; III, orifice extérieur du rein; IV, anus; V, rein; VI, péricarde; VII, ventricule du cœur.
** Cette ouverture de la glande génitale dans le rein, s'est rapprochée peu à peu de l'orifice externe de ce dernier (PectiMge [incl. Lima et Spondijlusl Anom^iidse, fig. 30). Puis cette ouverture et l'orifice rénal ont débouché ensemble dans un court cloaque commun {Arca, Ostrea{') Cyclas ('), Montamta). Finalement, ces deux ouvertures (génitale et rénale) sont contiguës sur la surface du corps (Mytilidge), ou bien sont plus ou moins écartées.
G. (Conformation et structure.) — Tant qu'on n'a connu les reins que chez des Lamellibranches très différenciés, on admettait que les organes excréteurs, dans cette classe, se rapprochaient de ceux des Gastropodes Anisopleures les plus spécialisés et nullement de ceux des plus primitifs (3).
(«) HOECK. Les organes de la génération de l'huître, Tydschr. Ned. IHerh.
Vereen. Suppl. Deel. I, p. 243, pi. I A, us. ^ , ,, , vu
C^) ZiEGLER. Die Entwickelung von Cyclas cornea, ZeiuchrJ. tms.Zool. m. xli,
p. 563, pi. XXVIII, lig. 36. . , • .
(') Voir, par exempte, Perrier. Recherches sur Tanatomie et 1 histologie du rein des Gastéropodes Prosobranches. Ami. d. Sci. Na,. Zoologie, sér. 7, t. VlU, p. 293.
258 PAUL PELSENEER. 114
* J'ai déjà, précédemment {^), indiqué sommairement, que dans les Lamellibranches les plus archaïques, le rein est, au contraire, comparable par a) sa conformation, (3) ses rapports et y) sa structure, à celui des " G-astropodes „ les moins spécialisés (Rhipidoglosses, etc.).
a. En effet, alors que, dans la majorité des Lamellibranches, le rein est un organe spongieux, dont la paroi présente des ramifications et des replis multiples, cet organe est ici une sorte de canal simple, à large lumière, conduisant du péricarde au dehors (voir fig. ci-dessus).
Ce canal, ou sac à deux ouvertures , est (chez Solenmoya) sans aucune sorte de ramification ou de cloisonnement intérieur (fig. 27). Il est recourbé sur lui-même, postérieurement, de façon à avoir ses deux extrémités en avant, à peu près dans le même plan transversal.
(3. Quant à la structure, les sacs rénaux des Nuculidae et des Solenomyidse ont, dans toute leur étendue, une paroi formée d'épithélium sécréteur : les cellules ont leur protoplasme et Je^ noyau vers la base, le reste étant occupé par une vacuoled'excrétion tout à fait liquide, sans concrétion.
'/. Enfin, pour ce qui concerne les rapports, on a vu, ci-dessus, que la glande génitale débouche dans le rein, chez les Nuculidseet les Solenomyid8e,comme dans les Patellidae, Eissurellidse, HaliotidsB et les Scaphopodes.
** La disposition plus compliquée, où la branche postéro- ' antérieure du rein (sac périphérique, nierengang) entoure l'autre branche (poche centrale, nierensack), est une spécialisation dans laquelle cette première branche a perdu son rôle originairement sécréteui: (comme l'organe entier) pour devenir spécialement vecteur.
D. (Phylogénie.) — On peut donc résumer comme suit le développement phylogénétique du rein des Lamellibranches :
(*j Pelseneer. Sur la conformaliori primitive du rein des Példcypodes. Comptes rendus, t. CXI, p. 883.
a. D'abord simple canal, uniforme dans toute son étendue, sans communication avec son symétrique, conduisant du péricarde au dehors et expulsant ses produits de sécrétion sous forme liquide ;
b. Les deux reins se ramifient et se cloisonnent ; ils entrent en communication l'un avec l'autre, et produisent des concrétions ;
c. La branche postéro-antérieure du rein perd son rôle excréteur ;
d. Les deux orifices (péricardique et externe) du rein, originairement situés chacun à une extrémité de l'organe, se rapprochent l'un de l'autre en se dirigeant vers la courbure postérieure du rein, de façon à se trouver voisins : Septibranchiés {Cuspidaria, flg. 89, 94).