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5 fois, les nerfs de la queue de cheval étaient le point de départ de la tumeur ; il s’agit alors de fibro-sarcomes ou de névromes (obs. LXXVII, Lancereaux), ou encore de tubercules disséminés (obs. LXX, Fischer).
Les névromes, comme les petits kystes appendus sur les racines, peuvent, quand ils sont de petit volume, ne se manifester par aucun signe. Ils s’accompagnent souvent d’altérations des méninges avec épaississement (obs. LXXVII, Benjamin).
Enfin, il faut citer le cas unique de Laquer (obs. LXXVI) où un lymphangiome caverneux extra-dural fut enlevé chirurgicalement.
Méningite, Hémorrhagie méningée. — La méningite chronique, assez fréquente, relève soit de la syphilis, gommeuse ou non, soit de la tuberculose (consécutive à un mal de Pott, ou à une autre manifestation tuberculeuse), soit de la méningite spinale chronique, soit de cette forme particulière bien décrite par Charcot, surtout à la région cervicale, sous le nom de pachyméningite hypertrophique (obs. XII, Rendu).
Ces méningites s’accompagnent quelquefois d’hémorrhagies qui, par leur situation, peuvent être le plus souvent extra-méningées, rarement intra-arachnoidiennes ou sous-arachnoïdiennes.
L'hémorrhagie primitive de cette région est peu fréquente. Hayem (1) en rapporte un cas dû à Chevalier.
Quant aux faits de myélite consécutive à une contusion du sciatique ou d’une hématomyélie primitive du
(1) Hayem. Des hémorrhagies intra-rachidiennes. Thèse d'agrégation, 1872, p, 109,
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cône terminal, nous ne savons pas qu’il y ait eu d'examen anatomique.
Ces affections n’entrainent pas toujours la mort directement; mais par la méningo-myélite consécutive aux eschares du sacrum, ou par urémie, ou par cystite, avec pyélo-néphrite ascendante. On pourra alors trouver à l’autopsie tous les signes de ces manifestations secondaires.
Quant aux lésions propres de la moelle ou des nerfs, c’est, au point comprimé, la déformation du cône terminal, son aplatissement pouvant aller jusqu’à la disparition complète des cordons blancs ou de l'axe gris avec prédominance d’un côté; l’atrophie, à ce niveau, des cellules des cornes grises, la présence de corps granuleux, la disparition de la myéline des tubes nerveux; des signes de péri-vascularite, avec épaississement des gaines, des vaisseaux, et du côté des racines, les mêmes phénomènes dégénératifs et inflammatoires.
Au-dessus et au-dessous de la lésion, dégénérescence wallérienne, soit du côté de la périphérie pour les racines motrices, accompagnée d’afrophie musculaire; soit du côté de la moelle, surtout dans les cordons postérieurs, et processus de sclérose, s’installant dans les parties séparées de leur centre trophique.