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en ce que les troubles atrophiques marquent le début, tandis que dans les lésions des nerfs radiculaires, on voit toujours la paralysie s'installer avant l’atrophie. L’évolution des deux affections est d’ailleurs bien différente.
Deux affections de la moelle pourraient prêter à une erreur passagère : la syphilis médullaire qui donne lieu a une forme de paraplégie amyotrophique bientôt spasmodique et qui diffuse rapidement à l’axe cérébro-spinal.
L'élément spasmodique seul suffirait à éloigner toute idée de névrite radiculaire ; il en est de même pour la sclérose en plaques. Nous avons eu l’occasion d’observer, dans le service de M. le professeur Raymond, une malade qui avait présenté, au début, de l’incontinence d'urine, une anesthésie du vagin, de l’urèthre. A son entrée, ces phénomènes s'étaient amendés ; elle fut gardée en observation avec le diagnostic possible d’une lésion de la ane de cheval ou du cône terminal.
Au bout de quelque temps, l’exagération très nette des réflexes, une ébauche de clonus du pied et d’autres signes permirent d'affirmer lexistence d’une sclérose en plaques.
On devra donc, avant de se prononcer, attendre dans quelques cas, que l’évolution de la maladie permette d'établir le diagnostic.
En terminant, rappelons seulement l'existence de paraplégies urinaires qui, relevant d’une affection de la vessie, pourront être dépistées facilement, si l’on songe à s’enquérir de l’état antérieur des voies urinaires. Si d’ailleurs, dans ces cas, il s’agit véritablement de myélite lombaire, il n’y a plus à faire que le diagnostic du siège de la lésion; c’est ce que nous allons tenter maintenant d'établir.
DÉROoTEs