‹ Contribution a l'étude des Lésions des Nerfs de la Queue de Cheval et du Cone TerminalChapitre 21 sur 60 · SEVEN · texte numérisé non relu

SEVEN

B. Ces premières données une fois établies, il faudra se reporter aux troubles de la sensibilité.

1° Le niveau supérieur de l’anesthésie, pour rentrer dans le cadre des lésions qui nous occupent, ne devra pas dépasser en avant le pli de l’aine, en arrière la partie supérieure de la fesse, remontant de chaque côté de la ligne médiane jusqu’à la troisième vertèbre lombaire.

Cette constatation faite, il faudra rechercher dans la sphère de quels nerfs (a.) crural et obturateur (b.), sciatique (c.), petit sciatique, honteux interne, l’anesthésie est le plus marquée, ce qui permet déjà une première ébauche de localisation.

3e et 4° lombaires : crural obturateur.

9° lombaire, {re et 2° sacrées : sciatique.

D Min ous petit <rque honteux interne.

De Sacrée : COCCYX.

2° Etudier alors les paralysies et se rappeler que les muscles reçoivent des filets nerveux de racines d’autant plus élevées qu’ils occupent dans le membre un segment supérieur et dans ce même segment, la région antérieure. Les muscles qui dépendent des racines tout à fait inférieures sont ceux du périnée.

3° Rattacher les troubles des réservoirs urinaires et rectaux à une lésion des troisièmes et quatrième racines sacrées ou du segment médullaire correspondant (cône terminal).

C. Pour déterminer la hauteur de la lésion, il faudra avec soin examiner la colonne vertébrale, recueillir le moindre indice, douleur à la percussion, déplacement qui fasse supposer le siège principal de la lésion. Ne pas oublier qu’au niveau de la première vertèbre lombaire

seulement, le cône peut être lésé et que d’après les autopsies, il est bien rarement seul en cause; les racines étant souvent intéressées. C’est surtout ici qu'il faut accepter l'explication de Thorburn, montrant que les parties centrales, cône terminal et racines sacrées, échappent plus rarement à la compression que les parties périphériques.

Quant à inférer, d’après les signes seuls de la paralysie ou de l’anesthésie, la situation exacte de la lésion qui, étant donné la longueur du trajet des racines, peut varier entre 45 cm. (3° lombaire) et 28 cm. (5° sacrée), la chose est presque impossible, ainsi que l’a montré, dans un schéma, le professeur Schultze.

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