TUMEURS
OBsERVATION XIV
par le D'Gowers (1) Myo-lipome de la moelle épinière (cône médullaire)
Malade atteint d’ataxie locomotrice avec sclérose des cordons postérieurs, présentait une tumeur graisseuse fixée au cône
(1) Transactions of the Pathological Society of London. Vol. 27, p. 19.
médullaire. Cette tumeur contient des fibres musculaires striées. Hauteur 1/2 pouce; 1/2 pouce également d’avant en arrière; 3/8 de pouce d’un côté à l'autre. Quelques-unes des racines nerveuses de la queue de cheval, à gauche, sont incrustées dans la tumeur.
Cette tumeur, qui, histologiquement, est un myo-lipome, est développée aux dépens de la pie-mère, entourée d’une capsule d’un tissu identique à celui de la pie-mère. Les fibres des racines postérieures présentent une dégénération marquée; celles des racines antérieures sont parfaitement saines.
Les fibres musculaires du néoplasme sont nettement striées.
Gowers ne pense pas qu'on puisse attribuer la dégénération ascendante des cordons postérieurs à ce myo-lipome, parce que la dégénération comprenait toute la largeur du cordon postérieur, non seulement dans la région lombaire, mais dans toute Ja hauteur de la moelle.
Il n'y a, selon lui, qu'une coïncidence de deux états morbides.
La présence des fibres musculaires striées dans cette tumeur fait supposer une origine congénitale.
OBsERvATION XV
par le docteur Lachmann ({)
Gliome de la partie supérieure du filum terminale avec compression isolée des nerfs de la vessie.
Homme 46 ans, souffre depuis deux ans de difliculté pour uriner. L'urine s'écoule goutte à goutte malgré de violents efforts et aussi involontairement. Constipation. Fourmillements dans les membres inférieurs.
A l'examen, la vessie est dilatée ; il y a de la rétention d'urine Quelques secousses fibrillaires dans les muscles du mollet. Douleurs vésicales très fortes. Eschare au sacrum.
(4) Arch, für Psych, und Nervenkrank 1882, p. 50
Autopsie, — Le cône médullaire est transformé en une tumeur de 6 centimètres de hauteur environ, sur laquelle courent, sans y adhérer, les nerfs de la queue de cheval.
Il s’agit d’un gliome de la partie supérieure du filum terminale. Il n'y a pas de dégénérescence secondaire dans la moelle.
L'auteur rapporte les troubles vésicaux à une compression des nerfs de la vessie par la tumeur,
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