‹ Contribution à l'étude des lésions du testicule dans l'orchiepididymite tuberculeuseChapitre 11 sur 17 · UE CES · texte numérisé non relu

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Certes, il est des cas dont la thérapeutique s'impose. Un simple noyau induré de l’épididyme à son début ne relève pas du chirurgien. Une lésion fistulisée à suppuration incessante, où un véritable pyotesticule comme celui qui fait l’objet de notre observation imposent la castration. Mais lorsque la lésion, sans être arrivée à son stade uitime, évolue depuis un temps plus ou moins long, alors que l’épididyme est déjà fortement lésé et qne l’atteinte du testicule, fort difficile à apprécier cliniquement, est de ce fait hypothétique, quelle sera la ligne de conduite a suivre? Que vaudront les différentes méthodes de traitement ? | - La thérapeutique médicale a pu donner de bons résultats dans des cas peu graves et chez l’enfant surtout, mais chez l’adulte 1l est bien rare de voir les lésions tuberculeuses r'egresser ou même se stabiliser. Le plus souvent, elles suivent leur évolution normale et aboutissent à la fistulisation malgré le traitement médical. N'’est-il pas d’ailleurs dangereux de laisser ainsi, dans un organisme en somme partiellement débilté, un foyer de tuberculose, foyer que l’on ne peut surveiller de près, dont on ne saura jamais apprécier cliniquement l’étendue ni l’extension? Les exemples apportés par Reynier et Berger lors de la discussion de 1899 semblent bien confirmer cette opinion,. si bien qu’actuellement, appliqué avec suecès chez l’enfant, ce traitement semble avoir été délaissé pour l’adulte. Restent les opérations partielles, se proposant d’atteindre les foyers malades, de les détruire ou de les enkyster, soit par des cautérisations, des curettages faits sur les points lésés, seit par des injections modificatrices. Certes, tous les auteurs qui ont employé cette méthode comptent des guérisons indiseutables, mais ne peut-on pas reprocher à ce procédé d’être souvent insuffisant? Peut-

on avoir la prétention de sentir nettement tous les foyers tuberculeux? Sait-on jusqu'où va le mal? en quelle zone précise S’arrête l’infection bacillaire? Si cette méthode compte des succès, nous avons cependant lu de nombreuses observationis de malades ainsi traités qui ont conservé des fistules n’avant aucune tendance à la cicatrisation. et dont le seul remède efficace fut la castration. |

L'’épididymectomie est certes des opérations partielles celle qui a rallié le plus grand nombre de partisans. Il est, en effet, généralement admis que la tuberculose de l’appareil séminal est surtout une épididymite ; il est donc de la plus stricte logique de s’attaquer au point malade, et uniquement à lui. Mais ces cas sont-ils les plus fréquents? C’est, nous semble-t-il, poser à nouveau la question de la fréquence des lésions du testicule au cours de l’orchiépididymite bacillaire. €e point a été déjà étudié au chapitre de l’étiologie ; nous n’y insisterons donc pas ici. Nous rappellerons cependant qu’au début la lésion testiculaire, étant profonde, est difficilement reconnue au palper et qu'elle ne modifie en rien le tableau clinique. Nous savons aussi que la marche insidieuse de la maladie laisse longtemps le malade indifférent, tandis que la bacillose s’infillre de proche en proche, si bien que nous erovons l’atteinte du testicule plus fréquente qu’on ne l’admet généralement.

Toutes ces raisons font que nous considérons l’épididymectomie simple comme une opération incomplète qu’il faudrait toujours faire précéder d’une orchidotomie exploratrice, destinée à nous renseigner sur l’état du testicule. Si la glande est saine, l’épidymectomie sera l’opération de choix. Mais lorsque le testicule est lésé, elle sera manifestement insuffisante. Faudra-tl alors avoir recours à la castration où se contenter d’une opération par-

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