‹ Contribution à l'étude des lésions du testicule dans l'orchiepididymite tuberculeuseChapitre 12 sur 17 · EE 1 EUR · texte numérisé non relu

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tielle qui enlèvera les points malades de l’organe, comme on enlève d’un fruit les parties gâtées, ainsi que le dit Pierre Delbet, et essayer ensuite de rendre à l’organe sa fonction spermatique par une anastomose déférento-testiculaire ?

Pour nous, la castration paraît s'imposer. Une opération partielle peut toujours, malgré les précautions prises, rester incomplète et le sujet court le risque de voir se réveiller, plus ou moins vite, ce foyer morbide. Enfin, nous conservons des doutes sur la valeur physiologique de l’anastomose déférento-testiculaire et nous pensons qu’après cette intervention la perméabilité du canal déférent est très souvent compromise.

Mais, dira-t-on, le testicule n’est pas seulement une glande séminale, c’est également une glande à sécrétion interne, dont on prive l’organisme par la castration. Certes, Le rôle des sécrétions internes est primordial dans l’équilibre physiologique de notre organisme, et l’on ne peut le négliger. Mais on sait fort bien qu'il suffit d’une partie seulement du parenchyme glandulaire pour assurer ces sécrétions. La conservation d’une petite partie du pancréas suffit à empêcher la glycosurie. La destruction d’une grande partie du corps thyroïde ne donne pas de cachexie strumiprive. L’ablation d’un testicule, l’autre étant sain,

‘ne modifiera en rien les caractères sexuels de l'individu.

Reste maintenant le facteur psychique. T’opération

partielle a l’avantage de laisser au sujet une bourse habi-

tée -par un testicule bien mutilé sans doute, un testicule décapité en quelque sorte, mais ( testicule moral » (Verneuil), et de ce fait elle sera plus facilement acceptée par le malade, qui croit que l’ablation d’un testicule va le diminuer grandement au point de vue social et génital. Cependant, on arrivera par la persuasion à faire accepter

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