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Telle est, au point de vue anatomo-pathologique, la forme banale, classique de la tuberculose du testicule. Le cas rapporté dans notre observation s’y rattache, et il montre bien le stade ultime de son évolution. Cependant, ici Ge n’est pas, comme dans la forme banale, l’épididyme qui fait la masse principale de la tumeur. Il est même impossible, à un simple examen, de distinguer le conduit épididymaire dont la queue n’a pas subi d’hypertrophie notable. La tête, par contre, est occupée par un gros abcès qui communique avec le foyer intra-testiculaire. Il y a là
-une collection purulente abondante, ayant remplacé tout
le tissu/du testicule, qui n’est plus représenté que par une vaste poche fibreuse aux parois irrégulières, s’ouvrant à son pôle inférieur dans les enveloppes scrotales, où le pus tubereuleux forme, en s’accumulant, une deuxième tumeur.
Le canal déférent lui-même était triplé de volume et bourré de caséum.
En somme ce cas est caractérisé par la distension énorme, par le pus tuberculeux du testicule, de l’épidi-
dyme et du canal déférent. Maïs ici aucune lésion exté-
rieure: pas d’ulcérations, pas de fistules, les enveloppes serotales sont saines ; tout au plus, y relève-t-on les traces d’une circulation eollatérale assez marqués, d’ailleurs bien mise en lumière par la distension.
Mais le testreule ne réagit pas toujours de la même manière à l’infection tuberculeuse, et il est des lésions anatomo-pathologiques, plus rares certes, qu’il faut également étudier.
Voyons d’abord la forme aiguë. Dans la tuberculose galopante du testicule, décrite par Duplay, l’organe est presque toujours beaucoup augmenté de volume. On trouve iei toutes les lésions de l’orchite aiguë. Les agents n’en sont plus des microbes ordinaires, mais un orga-
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nisme spécifique: le bacille de Koch. Les lésions consti-
par une quantité énorme d’éléments embryonnaires, se trouve ainsi considérablement augmenté de volume. Les cellules géantes sont nombreuses. De plus, tous ces éléments subissent rapidement la fonte caséeuse. Des abcès, rapidement formés, créeront bientôt des fistules, en nombre variable, qui s’ouvriront, au point d'élection, sur la face postérieure et à la partie inférieure du scrotum.
Il est des cas où les lésions du testicule tuberculeux sont
‘encore plus intenses. Les nodules bacillaïires, étant alors
très abondants et très rapprochés les uns des autres, se fusionnent facilement, transformant le parenchyme glandulaire en un seul bloc caséeux, créant ainsi la forme massive.
D'autres fois, au contraire, la présence du bacille de Koch produira une réaction intense du tissu conjonctif. Les tubercules resteront isolés, engaînés par des zones fibreuses épaissies, la glande semblera réellement atteinte par une tumeur maligne et l’on qualifiera d’hyperplasique cette tuberculose testiculaire.
La tuberculose inflammatoire présente, avec toutes les formes précédentes, une différence essentielle. Ici, en effet, ce n’est plus un micro-organisme spécifique qui agit localement sur le testicule pour y créer des lésions; ce sont les toxines tuberculeuses, qui, apportées par le courant sanguin, vont mettre à mal la glande séminale. Nous ne rencontrerons aucune des lésions caractéristiques du bacille de Kocli. Il s’agit, en effet, d’un tuberculeux chez lequel une imprégnation bacillaire, atteignant le testicule à distance, y crée des altérations banales, frappant à la fois les cellules épithéliales et le tissu conjonctif et aboutissant généralement à une atrophie scléreuse de l’organe.
‘tuent une altération diffuse. Le tissu intersticiel, infiltré .
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