‹ Contribution à l'étude des leucémies à monocytesChapitre 53 sur 60 · EXAMEN DU SANG LE 27 OCTOBRE · texte numérisé non relu

EXAMEN DU SANG LE 27 OCTOBRE

Globules rouges. 5.420 4.020.000 par mm LeUCOCYÉES. A0 AQU SENS 6.400 — LS A A AR AIR se NT RE à 60 — N'aleuR Obs NA ER 0,733% Formule leucocytaire : Neutrophies.. sn REA 46% Polynucléaires $ Eosinophiles .................. £Y

Bas0 piles INR AUS En (os

Monooytes RME ER Ua 14% Moyens mononueléaires......... 1006 Myéloeyben a te EU Cu du 20%

Réaction Bordet-Wassermann négative.

Toucher rectal : montre une hypertrophie de la prostate expliquant les quelques troubles urinaires présentés par notre malade.

Le malade est de jour en jour plus fatigué, il maigrit.

Le 17 novembre. — {re séance de rayons X.

Le 18 novembre. — Examen du sang :

Globules rouges. .......,...... 3.360.000 par mm3 LÉUCOON RS AT au 12.000 — RE Le QE RP Near 65%,

Le 19 novembre. — L'examen radioscopique du tube diges-

tif, après lavement baryté, montre un spasme des côlons, sans signe de lésions organiques.

Le 20 novembre. — 2e séance de rayons X.

Le 22 novembre. — 32 séance de rayons X.

Le 23 novembre. — Examen du sang :

Globules rodgos: un 3.520.000 par mm PeDCOOYEOS Ce Lee 2e 20.000 — LE ECS AR MAET NERRE 60:

Malo rl ee 0,85 %. Fomnophlenti. ie eut Car AE Polynucléaires ? Neutrophiles ................. ATOS Basophiles USE NES Are 449% MOOV TES 7 De U do ee bna Us 21149 ELITE ANTENNES Out 1319 Moyens mononucléaires ............:...... DATA LR T UT NA Ge D A AM NN EIRE RSA ER AURAS LATE Globules rouges nucléés p.% gl. bl....... 4 % Plaques nucléaires p.% gl. bl............ 2396

Abisocytose, poikylocytose, polychromatophilie. Le 24 novembre. — 4e séance de rayons X.

Le 25 novembre. — 5° séance de rayons X.

Le 27 novembre. — 6° séance de rayons X.

Le 30 novembre. — Examen du sang :

Globules rouges, . 4484 che 3.812.000 par mm Leuboëphes ii Et En 23.000 — a Le En EAN GO Valeur elobe ete cteer se 0,73.% 'Rosinmpphiles sen orene EAU Polynucléaires 4 Neutrophiles .54,.44 44.0. .52 14106 BaAso PRES RS RME EEE 1% Monocytesis jé eus fineNnS AR Manet A7 Lymphoëgtesi. 202040 eh ENRRENRerRee a:95 Globules rouges nucléés p. % gl. bl. ........ 4% Plaques nucléaires p. % gl. bl.............. 45 %

Le malade est de plus en plus fatigué et amaigri. Sa température est à 389, son urée sanguine 0,80.

Le 3 décembre. — Vu son état désespéré, M. T., est ramené chez lui par sa famille ; il meurt 10 jours plus tard.

L’autopsie n’a pas été pratiquée, mais voici les résultats de la biopsie d’un ganglion inguinal enlevé pendant son séjour dans le service :

19 Examen macroscopique : Ganglion de la grosseur d’une châtaigne de consistance élastique. A la section il présente une Couleur gris nacré (chair de poisson) et on distingue une zone centrale très molle qui laisse sourdre à la pression un liquide gris sale. Enfin dans plusieurs endroits existent des foyers hémorragiques.

20 Examen microsropique : L'architecture ganglionnaire est bouleversée et c’est à peine si par endroit on retrouve quelques traces de follicules Iymphatiques. La capsule est épaissie mais on n’y voit pas d'infiltration cellulaire notable. Dans la : zone centrale on trouve un tissu scléreux abondant circonscrivant des volumineux amas cellulaires.

À un fort grossissement on est frappé par l’hyperplasie notable du tissu réticulé. Ses cellules sont volumineuses, acidophiles, de contours irréguliers, contenant un noyau clair, pauvre en chromatine. Entre les mailles de ce tissu réticulé et surtout dans les sinus lymphatiques qui sont très élargis on trouve un nombre considérable de cellules volumineuses — quatre à cinq fois le volume d’un lymphocyte — dont le noyau est gros, rond, ovoïde, réniforme, assez riche en chromatine et contenant pour la plupart un à deux nucléoles ; dont le

protoplasma est légèrement basophile et ne contient pas de granulations.

Par ces caractères, ces cellules se distinguent nettement des lymphoblastes et des myéloblastes ; leur aspect se rapproche de celui des cellules trouvées dans le sang de ce malade et qui étaient des monocytes et surtout des monoblastes.

En somme : prolifération considérable du tissu réticulé et infiltration par des éléments cellulaires de taille exceptionnelle dont la morphologie rappelle celle décrite comme caractéristique des monoblastes.

Observation de Dubinskaya (1933).

Femme âgée de 53 ans qui depuis 1931 présente un état général médiocre. En mai 1932 apparaît une angine ét des douleurs osseuses et articulaires, elle rentre à l'hôpital. A l’examen, on est frappé par son état d’amaigrissement, par la pâleur du visage et des muqueuses, enfin par la présence de nombreuses ecchymoses sur tout le corps. Les gencives sont gonflées et saignent facilement, les amygdales sont volumineuses ; il existe une adénopathie axillaire et inguinale assez marquée ; la rate et le foie débordent d’un travers de doigt le rebord costal ; le sternum et les côtes sont sensibles à la pres- Sion.

Malgré la radiothérapie son état s’aggrave rapidement, elle meurt par syncope le 27 juin.

EXAMEN DU SANG

Le 2 juin 1932 :

Globules rouges ......... 3.120.000 par mmÿ Denégoytes 5.024. 28.000 — Hébreu 55

Valeur: globes :. 43 rss. 0,88 Neutrophiesi.:..%7..241s 2% Bymphocytes :,..1,.,..,4 131% Myéloblastes..:.....,:.3.: 2%

MODO SN ire 73%

Le 25 juin 1932 :

Globules rouges". mer 1.670.000 par mm LC CN tes nn MEN 83.000 — Hop Re NA RAR 30 Valeur lb RENTE enEss 0,9 Neutrophiles ere een eR en 120% Myéloblastes,:::..004,202),; 349 Éymphocybes ie sans 459% Monceytén een 1806

La réaction des oxydases fut pour les monocytes le plus souvent négative.

Deux hémocultures furent négatives.

Dans les urines : quelques globules blancs et quelques érythrocytes, présence d’albumine, de cristaux d’acide urique et de traces d’albumine.

L’autopsie n’a pas été pratiquée.

Observation de KR. J. Weissenbach, Ch. Bourdillon, J. Martineau et J. David.

Roger Ch.., âgé de 20 ans, ébéniste, toujours bien portant ne présente dans ses antécédents personnels, rien de particulier à signaler.

= Dans le courant du mois de février 1932, ses parents remarquent que son teint qui est habituellement pâle le devient davantage. Mais le malade qui ne se sent nullement fatigué continue de travailler, comme à l’ordinaire et refuse d’aller

consulter un médecin. Ce n’est qu’à la fin du mois de mars,

voyant que son anémie s’accentue, qu’il va demander conseil à son médecin de famille qui est frappé par la pâleur de son teint, mais ne constate rien d’anormal, autre que deux ganglions occipitaux légèrement tuméfiés, non douloureux.

Une quinzaine de jours plus tard, le malade est revu par son médecin de famille, car il présentait une légère angine érythémateuse avec température à 3708-380, et constate que les ganglions occipitaux ont augmenté de volume et que l’hypertrophie ganglionnaire modérée, mais nette, s’est étendue aux ganghons cervicaux, axillaires, épitrochléens et inguinaux. La rate est normale.

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C’est le 16 avril, que l’un de nous voit le malade. Son teint est très altéré, pâle, presque plombé, contrastant avec l’euphorie du malade qui n’éprouve aucune fatigue ou troubles. La température interne est de 3706, elle a atteint l’avant-veille au soir 3802. On constate la tuméfaction de tous les groupes ganglionnaires énumérés ci-dessus. Ils sont modérément augmentés de volume (noisette, amande) de consistance plutôt ferme, légèrement douloureux à la palpation. La rate n’est pas augmentée de volume. Les amygdales sont légèrement hypertrophiées.

Un prélèvement de sang, pour examen hématimétrique est pratiqué, dont le résultat sera mentionné plus loin.

Dans les jours qui suivent à partir du 17 avril, la fièvre s’élève oscillant à 3893, le matin et 3904 le soir. Les amygdales sont tuméfiées entraînant de la dysphagie, c’est seulement à ce moment que le malade consent à s’aliter. Il est fatigué et se plaint de sueurs profuses, surtout nocturnes, céphalée tenace, courbature.

Le 30 avril, à la pâleur cireuse des téguments s’ajoute une teinte livide cyanotique disparaissant à la pression, étendue par îlots disséminés à contours imprécis sur le corps entier. Les hypertrophies ganglionnaires restent les mêmes, mais les ganglions axillaires droits sont douloureux au palper. La rate ne déborde pas les fausses côtes, mais sa matité s’étend sur 7 à 8 cm. Foie non augmenté de volume. Mais la tension artérielle est à 14-8 ; le pouls bat à 100 régulièrement. A l’auscultation du cœur, il existe un souffle systolique variable de nature vraisemblablement fonctionnelle.

Un nouvel examen de sang est pratiqué.

Dans la soirée du 127 mai se produit une légère épistaxis. Le tableau général s'aggrave en même temps qu’apparaît un purpura qui s’étend rapidement à tout le corps. Il s’agit d’une éruption constituée par des multiples pétéchies rouge vif, disséminées sur des placards ecchymotiques de très grandes dimensions.

La recherche du signe du lacet par la pose d’une bande de caoutchouc au milieu du bras provoque après 15 à 20 secondes, l'apparition de multiples points pétéchiaux rouge vif, en 30 secondes les téguments deviennent bleu violacé sur toute la partie du membre sous-jacente au lien. Le lien étant enlevé, les

téguments gardent la coloration bleu foncé uniforme sur laquelle tranche le semis de petits points rouges.

Le visage est tuméfié, œdémateux, cyanosé avec quelques pétéchies. Il n’y a pas d’hémorragies des muqueuses que l’épistaxis, qui se reproduit assez fréquemment.

L’agitation et un état de délire s'installent sans signes méningés nets, le pouls s’accélère, et le malade succombe, la température ayant atteint peu de temps avant la mort 410.

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