CHAPITRE III
BLASTOMYCOSES EXPÉRIMENTALES.
Les résultats de l’incculation de blastomycètes aux animaux sont fort variables. Si l'injection est faite en quantité notable dans le torrent circulatoire, les animaux peuvent succomber à une sorte de septicémie. La mort est produite plutôt par l’action embolique des cellules de levure dans les capillaires pulmonaires que par une intoxication de l’organisme (BUSSE. et BUSCHKE). Si l'injection est faite en plus petite quantité et dans le tissu conjonctif sous-cutané, on constate la production d’une tumeur locale constituée presque exclusivement par une culture de blastomycètes sans intervention sensible des tissus envahis ; ces tumeurs s’ulcèrent en général et disparaissent après un temps variable (CURTIS, SAN FELICE, BUSSE, MArFUuccCI et SIRLÉO). En général on observe en même temps une tuméfaction des ganglions lymphatiques du voisinage (BUSSE, SAN FELICE, MAFFUCCI et SIRLÉO).
L'intervention du système lymphatique dans Ia propagation de l’infection blastomycétienne est surtout évidente à la suite d’une injection péritonéale. Les cellules de levure passent par les voies lymphatiques dans le système veineux et de là dans les poumons qu’elles peuvent parfois traverser ; et elles pénètrent alors dans la grande circulation. L’infection peut présenter une marche aiguë ou chronique. Dans ce derpier cas, on observe souvent la formation de nodules particuliérs dans les différents organes : poumons, foie, rate, reins, etc. Ces nodules ne montrent jamais la strie bien typique du cancer et appartiennent plutôt au groupe des granulômes (CURTIS, BUSSE, MAFFUCCI et SIRLÉO, SAN FELICE, BUSCHKE, etc...).
Ni DEMME, ni CASAGRANDI, ni CHEVALIER, ni KOVATCHEVA n’ont réussi à reproduire des tumeurs malignes chez les animaux en inoculant à ceux-ci des. cultures de Cryptococcus ruber (DEMME). Ë