‹ Contribution à l'Étude des levures pathogènes: Une nouvelle levure du genre Saccharomyces Meyen Saccharomyces laryngitidis n. spChapitre 18 sur 48 · EAU · texte numérisé non relu

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fer jusqu’à émission de vapeurs, recouvrir d’une lamelle et examiner au microscope. Même technique si l’on se sert de ces réactifs pour l'examen des levures. On observe le protoplasme coloré en bleu, les guttules de graisse en rose rouge, l’'amidon en bleu et le glycogène, s’il existe, en brun acajou.

BussE recommande le procédé suivant

Colorer dans l’hématoxyline ;

Paver à l’eau;

Colorer dans une solution très diluée de fuchsine phéniquée, trente minutes à 24 heures ;

Décolorer dans l’alcool (15 secondes à 1 minute, éventuellement avec addition de 1 à 2 gouttes d’acide picrique) ;

Eclaireir dans le xylol ;

Monter dans le baume de Canada.

Cette méthode ne convient pas pour l’étude de la structure intime des levures.

Méthode de Curtis

La méthode de Curtis est préférable, voici la technique, employée pour effectuer les colorations des levures. Colorer au carmin lithique à la manière ordinaire ; Colorer ensuite pendant 10 minutes dans la solution suivante Solution alcoolique concentrée de violet de méthyle.. 1,0 Solution aqueuse de potasse caustique à 1/1000.... 9,0 Décolorer pendant une minute dans une solution à 1 p. 100 d'acide pyrogallique.

Décolorer pendant 15 secondes dans l’alcool.

Mêler à l’eau, monter dans un liquide sucré, tel que le liquide de Brun.

Cultures

Les cultures sont nécessaires non seulement pour affirmer le diagnostic, mais aussi pour classer le parasite dans la nomenclature botanique. Trop souvent, cette épreuve est négligée ou même pas faite du tout. Il s'ensuit un chaos déplorable et une impossibilité d’établir une classification sérieuse et précise des mycoses.

Il faut, quand on a un fragment de biopsie ou du pus, faire des préparations microscopiques avec une partie du matériel et mettre l’autre en culture.

Les Blastomycètes peuvent pousser sur tous les milieux usuels, mais ils préfèrent de beaucoup les milieux sucrés ; on en dispose à l’étuve à + 37°, à + 30°, à + 25° et on en

CPR Mes

laisse à la température du laboratoire ; on peut de cette facon déterminer assez facilement l’optimum cultural.

Généralement, les colonies de levures apparaissent le froisième ou le quatrième jour, elles sont crémeuses, bien différentes des autres colonies microbiennes qui peuvent aussi pousser. Il faut douter du pouvoir pathogène d’un chambpignon qui ne végète pas à + 37°. Un prélèvement de la culture, examiné directement sur lame et ensuite, après action du colorant que l’on aura choisi judicieusement, nous renseignera rapidement sur la nature et les principaux caractères du parasite. On notera la forme, le bourgeonnement, le contenu cellulaire et l’on mensurera les éléments levuriens ; il ne faudra pas oublier non plus de décrire avec soin la forme et la couleur de la culture du parasite. En un mot, tous les détails de ces cultures ont une importance.

L'action sur les différents sucres, glucose, saccharose, lactose, galactose, maltose ont une importance pour le diagnostie

Hémocultures

Dans quelques cas, on a isolé par ce procédé un certain nombre de Blastomycètes. Mais les résultats nous semblent bien peu encourageants. Il faut cependant tenter l’expérience pour des blastomycoses à allure septicémique.

Agglutination

Le sérum du malade agglutine généralement dans la blastomycose les cultures du microorganisme isolé. C’est là non seulement un procédé de diagnostic mais aussi un moyen de vérifier le pouvoir pathogène de l’organisme isolé.

Fixation du complément :

La réaction de BORDET-GENGOU-WASSERMANN appliquée aux levures peut donner des résultats intéressants.

Inoculations

Les inoculations sont nécessaires après la culture à + 37° pour trouver le pouvoir pathogène de l’organisme étudié. Après l'obtention d’une tumeur sous-cutanée, par exemple chez un animal, il ne faut pas se contenter d’obtenir une culture pure de parasite en ensemençant des tubes avec le produit des lésions de l'animal, mais il est indispensable d'examiner histo- :

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logiquement cette lésion et de voir si le parasite qui y est contenu a vécu dans les tissus.

Dans la blastomycose, il faut toujours rechercher à exclure la tuberculose ; ce sont surtout des inoculations aux cobayes qui nous renseigneront ; la séro-réaction, la fixation du complément, la cuti-réaction et l’ophtalmo-réaction pourront nous donner des indications précieuses.

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