‹ Contribution à l'Étude des levures pathogènes: Une nouvelle levure du genre Saccharomyces Meyen Saccharomyces laryngitidis n. spChapitre 23 sur 48 · MÉTHODES D'OBSERVATION DES LEVURES · texte numérisé non relu

MÉTHODES D'OBSERVATION DES LEVURES

Observation du développement en chambres humides.

L'observation des levures est facile. La méthode la plus simple est celle qui a été employée par les premiers observateurs EHRENBERG, MITSCHERLICH, KUTZING, SCHULZE, BREFELD ; elle consiste à diluer une petite quantité de levures dans un liquide nutritif, moût de bière par exemple ou gélatine nutritive, liquéfiée au moment de s’en servir, de manière qu’une goutte de la dilution ne renferme que quelques cellules. On dépose une goutte de ce liquide sur un couvre-objet que lon place sous une cloche humide dans une étuve à 25° ; on observe sous le microscope, à des intervalles réguliers, les modifications qui se sont produites dans le développement, L’observation se fait toujours à un faible grossissement et sans que la goutte soit couverte d’un couvre-objet. Cétait le procédé favori de BREFELD qui a pu faire, par cette méthode, des observations de longue durée.

L'emploi des chambres humides ordinaires et surtout de celles de BÔTICHER ou de VAN THIEGHEM et LEMONNIER est beaucoup plus sûr et plus commode. Il permet de se rendre compte au microscope du développement d’une seule cellule ou d’un petit nombre de cellules pendant 8 jours ou même plus, sans pour cela craindre les dangers de contamination. L'usage de couvre-objets quadrillés dont chaque carré est numéroté permet de repérer les cellules et de suivre toutes les phases de leur développement. On peut ainsi dessiner les modifications qui se produisent dans le développement à des intervalles réguliers, par exemple heure par heure.

C’est par ce procédé que l’on peut suivre le bourgeonnement, les phénomènes de sexualité, la sporulation et la germination des levures. Toutefois, lorsqu'il s’agit de l’étude de la germination des ascospores, on se heurte à certaines difficultés. Dans

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une levure qui sporule, on trouve toujours parmi les cellules sporulées un nombre plus ou moins grand de cellules qui n’ont pas formé d’ascospores. Transportées dans un milieu nouveau, ces cellules asporogènes se développent avant les ascospores et plus rapidement que ces dernières. Ainsi, par exemple, une dilution de la levure, placée dans une chambre de BÔTTCHER peut renfermer des cellules asporogènes mêlées à des ascospores. Leur développement précoce gêne l’observalion. Le moyen le plus simple pour éviter cet inconvénient est de soumettre la levure sporulée à une température qui suffise à tuer toutes les cellules végétatives, sans altérer les ascospores qui sont plus résistantes à la chaleur. Pour cela, on procède de la manière suivante : on étale, à l’aide d’un scalpel stérilisé, une culture obtenue sur bloc de plâtre ou sur un autre milieu solide (carotte, gélose de GORODKOWA) sur une lame de verre préalablement flambée, puis on place la lame dans une étuve à 55-60° pendant 12 heures. Les cellules végétatives ne supportent pas cette température, et seules les ascospores restent vivantes. On humecte avec de l’eau stérilisée le dépôt de levures, désséchées sur la lame, puis on l’enlève à l’aide d’un scalpel et on en place un fragment dans une dilütion dont on déposera une goutte dans la chambre humide de BÔTTCHER. Il restera dans la dilution des cellules végétatives. Mais celle-ci, étant mortes, ne se développeront pas et ne séneront en rien l’observation de la germination des ascospores. Nous avons employé maintes fois cette méthode qui nous a rendu les plus grands services dans nos recherches sur la germination des ascospores.

Méthodes pour déceler les propriétés des levures vis-à-vis des sucres.

Il est très important, lorsqu'on veut déterminer une levure ou étudier une levure nouvelle, et c’est notre cas, d’observer son action vis-à-vis des différents sucres. La manière dont se comportent les levures vis-à-vis des hydrates de carbone constitue en effet un caractère spécifique important.

Le procédé le plus commode est dû à LINDNER. Il consiste à remplir avec une goutte d’eau de levure contenant une dilution de germes, une chambre humide ordinaire. On ajoute alors à la goutte, à l’aide d’un fil de platine, une petite quanté du sucre que l’on veut examiner, On a eu soin de soumet-

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