‹ Contribution à l'Étude des levures pathogènes: Une nouvelle levure du genre Saccharomyces Meyen Saccharomyces laryngitidis n. spChapitre 25 sur 48 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

RÉSUMÉ DES MÉTHODES A SUIVRE POUR CARACTÉRISER ET DÉTERMINER UNE LEVURE.

Maintenant que nous connaissons les moyens qui permettent d'isoler les levures, il nous faut examiner comment on peut différencier ces organismes obtenus par ces méthodes, reconnaître si l’on a affaire à une espèce nouvelle ou si l’espèce isolée correspond à une espèce déjà décrite, et en ce cas à quel genre et à quelle espèce. Certes, la tâche n’est pas commode car presque toutes les levures offrent des dimensions et des formes qui ne s’écartent pas sensiblement les unes des autres. Sauf quelques rares exceptions, la forme et la structure de leur asque, l’aspect de leurs ascospores, ne présentent pas de caractères spécifiques. En outre, les caractères morphologiques ne sont pas constants et sont susceptibles de varier. Il est donc Gifficile de trouver dans la morphologie des Jevures des caractères différentiels qui permettent de caractériser les espèces. Il faut donc, tout en profitant des indications que peuvent nous donner les caractères morphologiques, chercher ailleurs des caractères distinctifs entre espèces.

Le premier examen devra porter sur l’aspect macroscopique du dépôt ; on procédera ensuite à l’examen microscopique des cellules. Le second examen devra consister à observer au microscope la forme et la dimension des cellules obtenues dans la végétation de dépôt dans un milieu sucré liquide.

Il faudra ensuite délimiter

—— les températures optima et limites du bourgeonnement ;

— les températures mortelles pour les espèces ;

— les températures limites et optima pour la formation des ascospores ;

— les températures, conditions de formation: et aspects macroscopiques et microscopiques des voiles et anneaux.

Le PS D

Il y a donc lieu de déterminer pour la formation äes voijes

1° les températures limites ;

2° les températures optima ;

3° l’aspect macroscopique des voiles à différentes températures ;

4° l’aspect microscopique des cellules qui constituent ces voiles à différentes températures.

On peut trouver par cette détermination des caractères importants. Il sera indispensable de signaler les aspects macroscopiques des cultures sur milieux solides.

Les diverses espèces de levures ne se développent pas toujours de la même manière dans les milieux solides (gélatine, gélose, carotte, pomme de terre, sérum coagulé, blanc d'œuf coagulé, etc.) et offrent des aspects de végétation que l’on peut utiliser comme caractères différentiels.

Certaines espèces liquéfient la gélatine très rapidement, d’auires plus lentement, ou pas du tout ; ce sont là des caractères très importants. On peut noter des caractères semblables sur sérum coagulé et albumine d’œuf (recherches des propriétés protéolytiques).

L'action des levures vis-à-vis des différents sucres fournit de précieuse indications. On doit donc, lorsqu'on détermine une levure, rechercher si l’espèce dédouble certains sucres (stccharose, maltose et lactose), et quels sont les sucres qu’elle fait fermenter (saccharose, maltose, galactose, fructose, dextrose, lactose, raffinose, mélibiose, méthylglucosides, dextrine, inuline). La plupart des levures n’ont pas d’action sur le lactose ; rares et par conséquent caractéristiques sont celles qui font ferimnenter ce sucre. Même chose pour la tréhalose.

51 la levure pousse à une température supérieure à + 37° il sera nécessaire de mesurer son pouvoir pathogène sur les différents animaux de laboratoire que l’on peut se procurer. Les injections seront faites : 1° sous-cutanées ; 2° intraveineuses ; 3° intrapéritonéales, On notera avec précision, s’il y a lieu, le détail de la maladie et on aura soin de prélever du sang pour effectuer l’agglutination et la réaction de fixation du complénient.

Si l'animal meurt on pratiquera l’autopsie et on notera avec soin les désordres causés par le germe injecté.

Telles sont les principales recherches que l’on doit effectuer pour l’étude d’une levure que l’on pense nouvelle.

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