‹ Contribution à l'Étude des levures pathogènes: Une nouvelle levure du genre Saccharomyces Meyen Saccharomyces laryngitidis n. spChapitre 5 sur 48 · PL PS · texte numérisé non relu

PL PS

La recherche du bacille de Koch sur plusieurs centaines de coupes ou lames fut infructueuse.

En 1902 KLEIN [20] isole dans un lait une levure dénommée Cryptococcus kleini; ce même organisme a été trouvé à Bologne (Italie), par FRANCIONI dans les crachats d’un enfant.

En 1903, OrmsBy et MILLER [21], OTis et Evans [22] décrivent une blastamycose généralisée suivie de mort. L'étude morphologique et biologique de la levure a été faite avec beaucoup de soins.

En 1904 KLEIN et GORDON [23] isolent un Saccharomyces appelé Saccharomyces hominis ; ce champignon a été isolé souvent en culture pure, dans tous les cas d’une maladie épidémique de la gorge simulant la diphtérie. Ce parasite pousse bien sur tous les milieux, aux températures comprises entre 16 et 40° et fait fermenter le glucose. II se montre sous l’aspect de levures bourgeonnantes sur tous les milieux et peut présenter la forme filamenteuse sur les milieux contenant du glucose. Les cellules, sphériques ou ovales, peuvent atteindre jusqu’à 5 et 7 u de long'sur 4 à 5 u de large. Les cultures se montrent pathogènes pour le cobaye et le lapin qui présentent des accidents locaux ou une mycose généralisée, suivant le mode d’inoculation.

La même année HANSEN isole de crachats muco-purulents une levure que l’on désigne sous le nom d’Hansenula anomala. BEAUVERIE et LESIEUR, en 1912, retrouvent ce parasite dans des crachats provenant d’un tuberculeux pulmonaire. Cette espèce donne facilement des asques et les ascospores sont en forme de chapeau melon.

En 1904 CrEaARY [24] trouve dans de nombreux abcès situés aux poumons chez un homme suspect de tuberculose pulmonaire une levure que nous désignerons sous le nom de levure de Cleary.

L'examen microscopique des abcès et nodules décelait la structure typique de la blastomycose avec des organismes bourgeonnants; des cellules géantes en contenaient : ils étaient rares dans les zones de nécrose. On les trouvait dans les bronches et même dans le myocarde. La rate, les reins et les surrénales montraient une dégénérescence amyloïde. La cause de la mort fut évidemment une affection générale dûe aux levures, avec dégénérescence amyloïde étendue. Malheureusement, ici encore nous n'avons aucun renseignement botanique et biologique.

Page 1