‹ Contribution à l'Étude des levures pathogènes: Une nouvelle levure du genre Saccharomyces Meyen Saccharomyces laryngitidis n. spChapitre 6 sur 48 · EN NE · texte numérisé non relu

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En 1905 EisENprATH et ORmsByY [25], LE COUNT et MYERs [26] nous font connaître un: cas fort curieux de bronchopneumonie blastomycétienne avec dilatation des bronches, blastomycose des ganglions péri-bronchiques de la plèvre (pleurite fibreuse), des tissus sous-pleural et rétro-pharyngé, reconnus à l’autopsie.

En 1907 STEINHAUS [27] trouve une levure pathogène pour les animaux de laboratoire dans une fausse membrane diphtérique. Il la nomme Saccharomyces membranogenes STEINHAUS.

Quelques années auparavant en 1903 BLANCHARD, BINOT et SCHWARTZ [28] découvrent une levure nommée par GUIART Saccharomyces blanchardi, dans le liquide provenant d’une tumeur péritonéale.

En 1906 HupELo, DuvaL et LOEDERICH [29] relatent chez une femme de 35 ans, une blastomycose généralisée se traduisant par des nodosités qui s’ulcéraient. Le pus des abcès donna des cultures abondantes et pures d’un champignon bourgeonnant ayant tous les attributs des levures. Cet organisme était pathogène pour les cobayes et les chats jeunes. Inoculé à ces animaux on constatait au bout de 20 à 25 jours une blastomycose pulmonaire très étendue. Les souris blanches étaient très sensibles.

CHRISTENSEN et HEKTOEN [30] signalent en 1906 deux cas intéressants de blastomycose généralisée chez deux fermiers, l’un habitant Iowa, l’autre dans le Wisconsin. Des organismes bourgeonnants ont été décélés dans les expectorations de ces deux malades.

Toujours en 1906 IRoONS et GRAHAM [31] signalent une blastomycose généralisée qui débuta par l’apparition d’un petit nodule sous-cutané sur la face interne de la cuisse droite. D’autres lésions semblables apparurent sur les jambes, bras, face, cheville. Il y eut mort. À l’autopsie on constate une blastomycose miliaire des poumons et de la rate, blastomycose ulcéreuse du lobe supérieur gauche, abcès multiples sous-cutanés et fistules de la face, du cuir chevelu, etc. Des cultures de levure furent obtenues avec le pus des abcès souscutanés ; rien ne donna de culture, ni le sang ni l’urine. Une blastomycose généralisée miliaire fut produite chez le lapin par inoculation d’une culture pure.

BaAssoE [32] nous signale, toujours en 1906, une blastomycose généralisée débutant par un abcès à l’épaule, puis à la région lombaire. Le malade mourut. Le pus de ces abcès

RENÉ ue ‘contenait des levures qui furent obtenues en culture pure en partant du pus pendant la vie. Des animaux inoculés donnèrent des lésions blastomycétiques se remarquant surtout dans les régions pulmonaires. Une blastomycose généralisée fut également provoquée chez plusieurs cobayes.

En 1907 SArTORY et DEMANCHE [33] isolent d’un pus de péritonite par perforation de l’estomac, une levure qui est pathogène pour le lapin, qu’elle tue en 14 jours. Ils la nomment Cryptococcus rogerii. Cette espèce a été retrouvée par BEAU- VERIE et LESIEUR en 1912 dans des crachats de malades suspects de tuberculose pulmonaire.

En 1907 CoLEy et Tracy [34] signalent une blastomycose généralisée chez un homme de 27 ans, policeman à New-York. On obtint du pus des abcès, une culture pure de levure. Avec ces produits purs on inocula avec succès des souris et un chien. On put provoquer ainsi des blastomycoses pulmonaires sgénéralisées.

HERRICK et GARVEY [35], MONTGOMERY [36] signalent des cas fort intéressants de blastomycose pulmonaire et généralisée.

En 1907-1908, HARTER [37] fait une remarquable étude sur la blastomycose humaine ; il décrit avec beaucoup de soins une nouvelle levure du genre Cryptococcus : Cryptococcus harteri.

En 1908 CLERC et SARTORY [38] dans une angine chronique isolèrent le Pneumobacille de Friedlander et une levure ; ce microorganisme donna une culture blanche puis rosée. Pas de mycélium ni de spores. Expérimentalement les auteurs obtinrent des abcès chez le cobaye. Ces abcès renfermaient un liquide purulent contenant la levure.

KROST, MOrs et STOBER [39] en 1908 publient l’observation d'un malade atteint de blastomycose miliaire et nodulaire des poumons, des reins, de la rate, du cerveau, de la plèvre, des ganglions lymphatiques. Blastomycose ulcérative du cerveau, du cervelet, de la prostate, de la peau. Abcès multiples dans les tissus osseux, musculaires et sous-cutanés. On obtint des cultures pures durant la vie du malade, avec le sang, le pus de divers abcès et les lésions cutanées, et, après la mort avec le pus du genou, les lésions pleurales et prostatiques (culture mixte de la prostate). Il n’y avait pas de bacilles de Koch dans le pus et les tissus.

En 1908 Oswarzp [40] signale une blastomycose généralisée

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