‹ Contribution à l'Étude des levures pathogènes: Une nouvelle levure du genre Saccharomyces Meyen Saccharomyces laryngitidis n. spChapitre 8 sur 48 · PT ONE · texte numérisé non relu

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chez un malade de 13 ans atteint d’une pneumopathie de nature inconnue accompagnée d’hémoptisie, une levure qu’il désigne sous le nom de Zymonema pulmonalis membranogenes. Des éléments levuriformes ont été vus à l’état frais dans les expectorations du malade, Ce champignon est thermophile. Les colonies sont jaunâtres et forment une membrane résistante ‘sur les milieux solides ; la gélatine est liquéfiée. Les caractères microscopiques paraissent variables. Dans les cultures anciennes on peut trouver des arthrospores mais pas d’asques. MaRTINS place ce champignon dans le genre Zymonema de BEURMANN et GOUGEROT (1909) et le nomment Zymonema pulmonalis membranogenes.

En 1930 MazzA, DE Nucci et FE1J00 [67] décrivent le Cryptococcus mitis. C’est une levure rose non thermophile, isolée de lésions chroniques chez un enfant de 10 ans originaire du Chaco argentin, qui présentait depuis 7 ans environ sur le cou, les oreilles, le nez et le menton des nodules simulant la tuberculose cutanée. Les cultures inoculées au rat blanc ont provoqué des réactions histologiques comparables à celles de l’homme. Le traitement ioduré a été tout-à-fait efficace même pour la lésion nasale qui s’est montrée plus résistante.

En 1930 GanNDiNt1 [68] décrit trois cas de mycoses laryngées et tonsulaires dont deux respectivement chez un grainetier et chez un employé de commerce de coton. Ces cas sont attribués au Cryptococcus uvae POLLACCI et NANNiZZI (1925) déjà isolé de lésions de ce genre et dont GANDINI affirme le rôle pathogène. La guérison des lésions localisées au bucco-pharynx a été obtenue par un traitement iodé.

En 1930 F. L. Nino !69] décrit une ulcération de la lèvre inférieure, intéressant à la fois la peau et la muqueuse, développée depuis plus d’un an chez une jeune fille de 18 ans. Les cultures ayant échoué, le diagnostic a été fait sur coupes après biopsie et d’après le résultat favorable de la médication iodoiodurée. Des formes levures, jugées suffisamment nettes pour établir le diagnostic de blastomycose ont été vues à l’intérieur de cellules géantes.

En 1933 CASTELLANI [70] signale une levure qu’il nomme Cryptococcus hondurianus. Elle donne des colonies jaunâtres, d'aspect muqueux. Elle à été isolée de deux cas de blastomycose cutanée avec complications pulmonaires. D’après J. Lon- DER (1934) elle est comme C. hominis, identique à Torulopsis neoformans (SAN FELICE, 1894).

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En 1934 SPRENG [71] décrit un cas de blastomycose du poumon et de la cavité pleurale. L'examen répété des crachats n’a jamais révélé de bacilles tuberculeux mais on a noté régulièrement l’abondance des levures isolées ou groupées en amas. L’exsudat pleural prélevé par ponction contenait également des cellules levures. Le sérum de la malade n’agglutinait pas in vitro les levures isolées. Le traitement consistait en la préparation d’un auto-vaccin qui injecté à la patiente a donné un excellent résultat.

En 1935 E. C. HAMBLEN, R. D. DAKER et D. S. MARTIN [72] signalent le cas d’une femme atteinte de bastomycose pulmonaire (type américain, maladie de Gülchrist) à l’état stationnaire. L'apparition de troubles de la fonction utérine a nécessité un curetage explorateur de l’endométrium dont les détrilus cellulaires renfermaient des champignons analogues à ceux trouvés dans le poumon. L’ensemencement du matériel prélevé dans l’utérus et les trompes a permis d'isoler les cultures de Bastomyces dermatitidis. La réaction cellulaire visà-vis des Blastomyces dans les tissus infectés, ressemble très étroitement à la structure histologique caractéristique de l’infection tuberculeuse. Le traitement opératoire fut appliqué pour éliminer les grands foyers de bastomycose dans l'utérus, les trompes et les ovaires. Cette observation constitue le premier rapport scientifique sur la blastomycose des voies génitales chez la femme.

En 1937 J. CHasis [73], dans 12 cas de mycoses pulmonaires a toujours trouvé le schéma d'Arneth dévié à gauche comme dans la tuberculose pulmonaire. Dans 9 cas la valeur de la vitesse de sédimentation des hématies s’est montrée normale ou inférieure à la normale. L'auteur en conclut que le schéma d’Arneth est sans valeur dans les mycoses et attire par contre l’attention sur l’importance que pourrait avoir la vitesse de sédimentation globulaire pour le diagnostic différentiel entre la tuberculose et les mycoses pulmonaires.

Toujours en 1939 J. FROILANO DE MELLO [74] décrit sous le nom de lévurose le développement dans l’organisme humain de levures ou de champignons levuriformes pourvus ou non d'action pathogène définie ou apparente. Il distingue les lévuroses des muqueuses (muguet), les lévuroses cutanées, les lévuroses pulmonaires et enfin les lévuroses généralisées. D’après lui les lévuroses humaines seraient très fréquentes.

En 1939 CARLOSs DA SILVA Lacaz [75] publie un important

lravail où il montre la fréquence des Saccharomycétacées dans les affections pulmonaires. Il donne une technique simple et sûre pour rechercher les champignons dans les crachats et expectorations.

En 1939 Wozr S. REICHEL [76] décrit une blastomycose du cerveau mais la porte d’entrée du parasite serait le poumon car ce dernier présente de petits foyers de pneumonie dans lesquels se retrouvaient les levures. Ce même auteur rapporte l’observation d’une blastomycose pulmonaire endémique qui frappa simultanément 4 membres d’une même famille dont deux succombèrent en quelques jours. Les crachats renfermaient des levures en abondance.

En 1940 A. E. CRoNKkITE et A. R. LACK signalent la production expérimentale d'infection pulmonaire à Coccidioïides immitis. Sur 72 cobayes exposés dans un nuage de spores de ce parasite 72 ont développé des lésions pulmonaires [77].

En 1941 DuBiÈRE [78] observe dans les crachats avec une fréquence croissante des sphérules acido-résistantes de 2,3 u à 10 u. Sont-ce des levures ? dans tous les cas l’auteur considère ces éléments comme des spores de champignons.

BELLE et GoprAU [79] décrivent en 1943 un cas de blastomycose pulmonaire compliqué d’un abcès pulmonaire. Deux examens de crachats sont négatifs pour le bacille de Koch mais le deuxième révèle la présence d'éléments levuriformes de type bastomycète. La maladie a été contractée sur le littoral chaud et humide de l'Egypte. Un traitement composé d’iode per os et d'alcool pur en injections intraveineuses produit dès le lendemain une chute de température avec évacuation d’une grande quantité de muco-pus de teinte chocolat et un état syncopal assez inquiétant. Dans les crachats on révèle l'existence d’une levure qui n’a pas été malheureusement décrite d’une façon parfaite. Dans tous les cas par le traitement iodé l’état de la malade s’est amélioré très rapidement.

En 1948 M. L. LITTMAN, E. A. VIckER et A. T. VARREN [80] décrivent une blastomycose mortelle observée à la Nouvelle Orléans, chez un homme de couleur de 20 ans. A l’autopsie abcès largement répandu et foyers granuleux, où prédominent les polynucléaires neutrophiles. Dans toutes ces lésions on voit de nombreuses cellules levuriformes rondes ou ovaies de 4,6 u à 14 u de diamètre qui ressemblent à Blastomyces dermatididis ; ces éléments sont libres ou inclus dans des cellules géantes. Les lésions existent dans les poumons, le foie, la rate,

LAIT pre

les reins, les côtes, le cerveau et les méninges. Les lésions pulmonaires ressemblent à des tubercules miliaires. Le parasite a été isolé sur gélose de Sabouraud au sang ; il croît sous la forme de levure à +37°, sous la forme filamenteuse à la température ordinaire. Cette souche est résistante à la pénicilline et à la streptomycine pour la concentration de 200 unités par cm°.

En 1949 A. SARTORY et POTIER [81] décrivent une nouvelle lévure provoquant des accidents laryngés et pulmonaires. Ce parasite fait d’ailleurs l’objet de ce mémoire.

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