‹ Contribution à l'étude des limites de certains délires alcooliquesChapitre 38 sur 51 · RAT · texte numérisé non relu

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21 Novembre. — L'état du malade s’est beaucoup modifié. Depuis le 20, plus de délire onirique, sommeil bon.

Comportement à peu près normal pendant le jour. Quand on l’interroge, le malade répond avec assez de docilité et de bonne humeur, bien que parfois, il montre un peu de réticence, disant, par exemple : « Vous le savez mieux que moi, c’est dans mon dossier ». Toutefois, il importe de remarquer qu’il dit cette phrase sans aucune acrimonie.

Mis en présence de ce qui s’est passé, il dit: « Je devais être un peu fatigué; mais, maintenant, je suis tout à fait bien ». Au sujet de ses idées de grandeur, il dit: « Je lai peut-être bien rêvé ».

En somme, disparition complète du délire onirique, pas de signes de démence appréciables, ne reconnaît pas avoir été malade et ne convient pas de l’absurdité de son délire; peut-être réticent afin d’obtenir sa sortie.

Le malade sort avec le certificat suivant, le 20 décembre 1932 : Est amélioré des troubles qui ont motivé son admission et peut être rendu à sa femme qui s'engage à le re-

prendre et à le surveiller.

Signé : D' P. Masquin.

Le malade nie tout éthylisme. D'autre part, des renseignements certains, puis auprès de sa femme et de son entourage ont confirmé, pleinement, l’absence absolue de toute intempérance chez lui. Des recoupements ont vérifié ces renseignements. Or nous assistons, chez lui, à un délire de jalousie typique, sur lequel se greffent des raptus anxieux, avec défenestration qui simulent à s’y méprendre un délire alcoolique, auquel s’ajoutent pour compléter la vraisemblance au point de vue clinique, quelques vomissements et des crampes dans les mollets, et, au point de vue évolutif, une amélioration sensible, au bout de plusieurs semaines d’hospitalisation. Il faut noter par contre chez cet

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