‹ Contribution à l'étude des luxations du coude en avantChapitre 12 sur 17 · DIFFÉRENTS MÉCANISMES PROPOSÉS PAR LES AUTEURS · texte numérisé non relu

DIFFÉRENTS MÉCANISMES PROPOSÉS PAR LES AUTEURS

Dans les observations que nous avons citées, au cours du précédent chapitre, nous avons à dessein laissé de côté les théories pathogéniques des divers auteurs, nous bornant à décrire la lésion observée par ces auteurs, afin de revenir plus longuement sur le mécanisme dans un chapitre spécial.

Le chapitre qui semble le plus communément admis est celui de la flexion forcée, combinée soit à la propulsion, soit à la traction, soit à la torsion.

Hamilton, dans son Traité de luxations, après avoir énuméré les différents mécanismes, dit : « En résumé, c’est seulement à la suite d'accidents très violents et tout à fait extraordinaires, comme une flexion forcée, une extension exagérée, une torsion anormale de l’avantbras ou quelque autre violence inaccoutumée et indirecte que l’olécrâne peut venir se placer en avant de l'humérus. » Cette appréciation contient en effet l'opinion de la généralité des auteurs qui ont précédé.

Avant même que des expérimentateurs eussent cherché à réaliser sur le cadavre le mécanisme de la luxation du coude en avant, Malgaigne avait fait remarquer

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que quand l’avant-bras était en flexion forcée, les saillies osseuses ne faisaient plus obstacles au déplacement, et que partant 1l suffirait dans cette attitude du membre d'une force se faisant sentir d'arrière en avant, pour chasser les os en avant.

Richet, dans son Anatomie médico-chirurgicale, s'exprime ainsi : « La luxation en avant sans fracture, très rare, puisqu'il n’en existe que cinq cas dans la science, se comprend difficilement lorsqu'on examine le squelette de l'articulation huméro-cubitale. C’est, qu’en effet, le crochet que forme l’olécrâne en arrière semble ne pouvoir quitter l’humérus si ce n’est dans le cas de fracture et c'est ce qui avait fait dire à Desault que sans cette condition cette luxation était impossible. Toutefois, en examinant la position des os de l'avant-bras dans la flexion forcée, on voit que l’olécrâne se trouve ramené au-dessous de Ja trochlée, de telle sorte qu’une violence qui chasserait vivement l'avant-bras en avant pourrait à la rigueur faire passer le cubitus et le radius en avant de lhumérus. Or, tel est le mécanisme qui paraît avoir présidé à la luxation dans les cas où il a été possible d'avoir des renseignements assez précis. »

C'est encore le mécanisme de la flexion forcée avec propulsion d’arrière en avant.

Nous pensons, dit Nélaton dans sa Pathologie chirurgicale, que c’est dans une chute sur le coude, l'avant-bras étant fortement fléchi, que cette luxation se produit. »

Colson admet que la luxation de l'avant-bras en avant peut se produire : 1° par une flexion forcée de l'avantbras sur le bras; 2° par un mouvement imprimé à

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