‹ Contribution à l'étude des luxations du coude en avantChapitre 13 sur 17 · ARE · texte numérisé non relu

ARE

l’avant-bras, de manière à lui faire décrire un are de cercle autour de l’axe de l’humérus ; 3° par une extension forcée de l’avant-bras, c'est-à-dire par flexion en arrière.

Debruyn propose : 1° l'extension forcée ou flexion en arrière ; 2° la torsion. Dans aucun cas il n'est parvenu à luxer lavant-bras en avant par la simple flexion du membre, mécanisme dont il ne repousse pourtant pas la possibilité, quand une violence extérieure s'exerce directement sur l'olécräne de haut en bas et d’arrière en avant.

Pour Pingaud, le membre étant porté violemment en hyperextension, il s'ensuivait une rupture du ligament latéral interne. Il se produisait ainsi un écartement des surfaces articulaires en dedans ; si le traumatisme se continuait en produisant une violente flexion latérale externe, le crochet sigmoïdien se transportait au-dessous puis au-devant de la trochlée ; c’est donc ici le mécanisme de l'hyperextension avec inflexion de l’avant-bras en dehors.

À. Guérin, chargé de rapporter le cas d’Ancelon à la Société de Chirurgie (séance du 25 août 1859) institua, à cette occasion, des expériences sur le cadavre. Dans une première expérience il chercha à luxer l’avantbras en avant en le fléchissant violemment sur le bras. Les deux parties du membre arrivaient en contact sans que le. rapport rormal des surfaces articulaires fut modifié. En continuant la flexion forcée avec un mouvement, soit de traction, soit de rotation, il ne se produisit aucun déplacement. Mais, dès que les ligaments externe et interne eurent été divisés par une

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