PRONOSTIC ET COMPLICATIONS
Hippocrate disait à propos des luxations simples du coude: « On à bien de la peine à les rajuster. » De nos Jours, on est moins prévenu contre ces luxations, et le prouostie s’est considérablement amélioré. Malgré la disiocation considérable qu'entraînent les luxations latérales externes, le pronostie reste bon; les cas simples immédiatement réduits se restaurent vite. Même abandonnés à eux-mêmes, iis permettent assez souvent une certaine réadaptation (Morestin). Dans la néarthrose en dehors, que M: Gillis a rencontrée à l’amphithéâtre, l’on pouvait supposer à bon droit que le fonctionnement du membre était suffisant pour les usages ordinaires de la vie, les mouvements de flexion et d’extension étaient assez étendus alors qu’il n’y avait, par contre, que de très légers mouvements de latéralité. . ;
Cependant, il n’en est pas toujours ainsi. On rencontre parfois des difficultés à la réduction. [1 y a des cas de luxations latérales externes irréductibles; on en trouve dans la thèse de Buthaud. Broca, Layray, Dehelly, Dujarier, Vercelli, Vauverts ont dû, pour certaines réductions, recourir à Parthr otomie, par suite de 1 interposition intraarticulaire du fragment épitrochléen, fait qui aggrave déjà le pronostic.
Mais, ce qui l? assombrit, ce sont les complications tardives, dues aux proliférations osseuses qui, non seulement
gêneront la flexion et l’extensien par leur volume, mais qui souvent irriteront les nerfs par leur voisinage. Ce sont tous ces ostéomes consécutifs aux luxations réduites si fréquents au coude et si bien étudiée par de Beule, Pascalis et H. Jouve dans sa thèse. Ce sont ceux du brachial antérieur dont nous parle Raberé, et qui souvent viennent comprimer le médian (Bidou); mais ce sont surtout les cals volumineux de l’épitrochlée qui- viennent emprisonner et étouffer le nerf cubital dans sa gouttière, ainsi qu’en témoignent les observations de Potherat, Mouchet, Murphy, Kammerer, ete. Là est le danger, et voilà pourquoi j’insisterai tout à l’heure à propos du traitement.
Aussi, nous résumerons-nous en disant que le pronostic des luxations latérales externes, assez favorable par luimême, est singulièrement aggravé par les complications que peut amener la présence de l’arrachement épitrochléen. |