‹ Contribution à l'étude des Maladies Cryptogamiques et Bactériennes de la VigneChapitre 13 sur 20 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

PHANEROGAMES PARASITES

Les phanérogames parasites de la vigne appartiennent aux familles des Convolvulacées, Orobanchacées et Santalacées.

CGonvolvulacées

Cuscuta monogyna (VAHL).

Orobanchacées

Phelipaea ramosa (GC. A. MEY) (Orobanche ramosa L.

Lathraea squarnaria L.

Lathraea clandestina L.

Santalacées

Osyris alba Convolvulacées

C’est dans cette famille que l’on trouve les Cuscutes qui sont à peu près complètement dépourvues de chlorophylle et qui constituent des parasites ne s’implantant en général que sur les organes aériens de l'hôte.

La germination des graines très petites se fail sur le sol ; dès que la jeune tige rencontre un support, elle s'y applique fortement, s’enroule en spirale et enfonce des suçoirs. La dissé-

mination du parasite se fait surtout par l'apport de graines impures.

Cuscuta monogyna VAHL.

Cette plante est peu connue en France ; elle n’a été trouvée que rarement dans certaines localités de la région méditérranéenne ; on l’a signalé sur la vigne où elle peut causer quelques dégâts. Les tiges sont épaisses (2 à 3 mm.) et munies de tubercules réduits. Les fleurs se présentent en grappes longues et roses. Les graines sont assez volumineuses {4 mm. de diamètre). Le parasite est assez reconnaissable surtout quand il est fleuri : le style unique provient de la soudure de deux styles normaux. Le stigmate revet une apparence globuleuse.

Orobanchacées

La famille des Orobanchacées comprend des parasites complets qui se développent exclusivement sur les racines des autres Phanérogames. Ici le parasitisme est en quelque sorte absolu car ces végétaux ne possèdent pas de racines normales.

Phaelipea ramosa GC. A. MEY (Orobanche ramosa L.)

Le genre Phaelipea comprend trois espèces qui ont quelques points de ressemblance avec les Orobanches : elles s’en distinguent cependant par la bractée florale qui est toujours accompagnée de deux bractées latérales plus petites.

Phaelipea ramosa a été signalée sur la vigne, mais c'est surtout sur le Tabac et le Chanvre qu'elle cause des dégûts. Les tiges sont rameuses de coloration blanc jaune ou bleus : elles sont souvent groupées en touffes. Les fleurs petites se montrent en épis allongés, laches ; la coloration est jaunâtre avec une teinte violette au sommet.

Lathraea squamaria L.

Les Lathraea sont différentes des espèces précédentes par suite de leurs fleurs munies de pédicelles et de leur disposition en Corymbes ou en grappes. La tige presque entièrement souterraine est blanche, rameuse, recouverte d’écailles charnues.

Sur les racines profondes se montrent des suçoirs disposés terminalement ou latéralement ; ceux-ci s'accolent aux racines de l'hôte et y envoient des rameaux perforants.

Lathraea squamaria, assez commune en France, apparaît au printemps sous la forme de tige florifère simple et dressée munie de fleurs en grappes blanches ou roses, à corolle courte formant deux lèvres irrégulières. Le fruit est une capsule renfermant de nombreuses graines.

Signalons que son parasitisme sur la vigne paraît un fait exceptionnel.

Lathraea clandestina L.

(Clandestina rectifolia LAMK)

Cette plante possède des tiges aériennes très courtes ; les fleurs sont en corymbes longuement pédicellés, de couleur pourpre ou violet pourpre. La capsule contient peu de graines.

C'est également un parasite accidentel de la vigne.

Santalacées

La famille des Santalacées renferme des espèces parasites chez lesquelles l'ovule est différencié mais dépourvu de nucelle ;: la fleur est hermaphrodite, apétale ; les sépales sont soudés et l'ovaire uniloculaire infère.

Ces plantes sont localisées dans les régions tempérées el chaudes, elles exercent leur parasitisme sur les racines ; elles

possèdent de la chlorophylle.

La plupart des Santalacées n'offrent pas un grand intérêt.

Osyris alba L.

PLANCHON a constaté que l'Osyris alba pouvait s'implanter sur les racines de la vigne pour y donner des tubercules coniques. Voici la description qu'il donne de ce petit parasite dont l'importance apparaît comme insignifiante :

« Un tout petit arbrisseau à apparence de genêt non spineux, dont les fleurs mâles, d'un jaune un peu verdâtre exhalent au printemps une délicieuse odeur de miel, tandis que les pieds femelles, à fleurs verdâtres et moins nombreuses, donnent naissance en automne à des petites baies rouges ».

Il est facile de l’exterminer dans les vignobles en pratiquant simplement des labours.

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