‹ Contribution à l'étude des maladies simulées chez les enfantsChapitre 15 sur 47 · ANG EE · texte numérisé non relu

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pouvions la faire voir aux auditeurs de la clinique. Après l'avoir priée très fortement pendant deux jours, elle nous découvrit le motif de sa simulation. Elle avait des reproches à faire à la cuisine de l'institut — dont nous ne mettons pas en doute l’excellence — et elle avait entendu dire à une de ses camarades admise à l'hôpital que les mets y étaient excellents. Elle résoliut de simuler pour s’en convaincre.

Ce qui fait la valeur de notre observation, c’est que cette ‘jeune fille, aveugle de naissance, a pu soutenir une fiction qui aurait été difficile à une personne saine.

Coqueluche. — Le cas suivant dû au docteur Ko reff, est plutôt une coqueluche imitée, que simulée, c’est une maladie par induction peut-on dire.

OBSERVATION VII Coguetuche par imitation. — Garçon.

(Koreff, Nouv. biblioth. méd., Paris 1898. t. I, p. 898. — Dufestel, loc, cit.)

Un enfant de 6 ans que M. Koreff avait traité de la coqueluche entrait en convalescence, lorsqu'un de ses frères fut subitement attaqué de la même maladie avec une violence telle que chaque quinte s’accompagnait d’hémorrhagie nasale. La bonne mine de l'enfant, l'invasion subite de la maladie, son . intensité dès le début firent penser à M. Koreff que la toux était simplement l'effet de limitation : on fit éloigner l’enfant de la maison et les accès cessèrent.

Revenu près de son frère, le petit malade toussa avec violence, enfin après avoir répété cette expérience plusieurs fois et toujours avec le même résultat, l'enfant fut envoyé à la campagne, et la toux cessa complètement.

Hoquet. — On trouve plusieurs observations de hoquet simulé. La suivante est une des plus &vpiques. L'auteur de cette simulation est une jeune

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