‹ Contribution à l'étude des maladies simulées chez les enfantsChapitre 42 sur 47 · EG · texte numérisé non relu

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nent quand j'étais présent ; et que la malade insistait particulièrement pour que je m’assurasse bien du fait. |

J’engageai la mère à chercher si, dans $es vêtements ou ailleurs, sa fille ne cachait pas de la poudre de mine de plomb ou de tout autre espèce de charbon. Ge fut inutile.

Enfin toujours seul de mon opinion, je proposai à mes confrères l’expérience très simple que voici :

Sous prétexte d'essayer de la guérir de son incommodité, après avoir détergé la figure avec le plus grand soin, nous appliquâmes, un soir, une couche de collodion. Le lendemain matin nous trouvâmes le charbon au-dessus et non au-dessous de cette couche. Il devint évident pour nous, les confrères en convinrent naturellement alors, que la matière noire ne provenait pas de la peau; qu’elle n’était pas sécrétée, pas produite par l’économie, mais appliquée extérieurement. Comment ? Le modus procedendi pouvait nous être indifférent.

Nous engageàmes les parents à voyager avec leur fille, et à la conduire aux bains de mer. Il n’a jamais plus été question de taches noires à la figure,

Faites de cette histoire, ce que vous voulez, cher confrère, -Elle démontrera de nouveau combien de moyens les jeunes filles possèdent pour nous tromper et cela sans se douter qu’il puisse y avoir de la gloire à attacher son nom à la créa: tion d’une espèce pathologique.

Eruptions cutanées. — On sait avec quelle fréquence les adultes simulent des éruptions cutanées ou des plaies. Le professeur Dieulafoy en a observé un cas tout à fait surprenant l’an dernier ; il a été publié un peu partout, même dans des journaux extra-médicaux.

Nous ne pourrions le reproduire ici sans sortir

du cadre que nous nous sommes fixé. D'ailleurs on en rençontre des exemples chez les enfants. M.

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