‹ Contribution à l'étude des malformations congénitales du cœur: perforations de la cloison interventriculaireChapitre 11 sur 19 · TS · texte numérisé non relu

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Le diagnostic est plus délicat avec le souffle du rétrécissement pulmonaire. Le maximum de celui-ci est sur le deuxième cartilage costal gauche : le souffle de la perforation interventiculaire se produit derrière le troisième cartilage. La distinction de ces deux souffles est difficile par la simple recherche de leur pomt d'intensité maxima, à cause de la proximité des deux foyers. Dans les deux cas, il existe un frémissement cataire, le ventricule gauche est hypertiophié et dilaté. Mais, dans le rétrécissement pulmonaire, le souffle couvre le premier bruit; dans la maladie de Roger, les bruits restent normaux, bien frappés. Le souffle du rétrécissement pulmonaire se propage vers la clavicule; le souffle imterventriculaire se propage transversalement. Le pouls du rétrécissement pulmonaire est petit et tendu; enfin, l’état général est plus grave : « Ce qui est un état de crise dans la maladie de Roger est l’état conslant dans le rétrécissement pulmonaire. » (Reiss.)

Le souffle de l'insuffisance mitrale se distingue faeilement du souffle de Roger, s'il est à la pointe. Mais, s’il a son maximum dans la région de la valvule nutrale, ce qui se voit quelquefois, il faudra songer au timbre spécial du souffle de l'insuffisance mitrale, à sa propagation dans l’aisselle. à l'hypertrophie du ventricule droit, aux caractères du pouls pour éviter l'erreur.

Un frottement péricardique, systolique, occupant la région méso-cardiaque, pourrait être confondu avec le souffle interventriculaire. Mais le frottement est plus superficiel, rarement olosystolique ; 1l augmente sous la pression du stéthoscope, lorsque le malade se penche

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en avant ; enfin il est plus variable, moins stable que le souffle de Roger.

On ne pensera à une perforation de la paroi, postérieure à la naissance, que pour l’éliminer, à moins qu'on ne trouve des signes d’un anévrisme de la paroi ou

d'une endocardite ulcéreuse ancienne.

Le traitement de la maladie de Roger n'existe pour ainsi dire pas, ou plutôt, réside tout entier dans une sage hygiène.

La première enfance de ces malades devra être entourée de soins. Les bébés seront nourris au sein; on soignera particulièrement leur régime et on évitera de les exposer au froid.

Adolescents, on les préviendra, sans les effrayer, de leur infirmité, pour qu'ils évitent les exercices violents, les émotions, les excès de tous genres : on leur conseillera le choix d’un métier peu pénible.

On traitera avec soin les affections intercurrentes. Songeant à la fréquence de la tuberculose pulmonaire, on tâchera de la dépister à son début pour la traiter par les moyens habituels.

Ce n'est qu'en cas de cyanose secondaire, ou s'il se produit des phénomènes d'hyposystolie ou d'asystolie par endocardite surajoulée, qu'on aura recours aux toniques du cœur (digitale, caféine).

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