‹ Contribution à l'étude des malformations congénitales du cœur: perforations de la cloison interventriculaireChapitre 6 sur 19 · ARTE · texte numérisé non relu

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bre des cas, il fait partie de l’un et de Pautre à la fois. Cette différence lient à ce que la valvule tricuspide varie avec les sujets. Il est important de préciser les rapports qui en résultent, à cause des communications qu'une perte de substance peut établir entre les cavités droites et gauches. Il peut se présenter trois condi- Hons :

1° Lorsque l'espace membraneux correspond complètement à l'oreillette droite, cela tient à ce que la valvule tricuspide s'insère sur le côté droit inférieur du rectancle, au bord supérieur de la partie charnue de la cloison.

29 Lorsqu'il correspond en entier au ventricule, c’est que l'insertion de la tricuspide se fait très haut et empièle sur l'oreillette.

3° Enfin, lorsque les rapports ont lieu avec les deux cavités droites en même lemps, et c'est le cas le plus fréquent, la valvule s’insère sur cet espace lui-même, et le partage en deux portions. Mais la partie supérieure du rectangle, celle qui est comprise dans l’angle rentrant des sigmoïdes, répond à l'oreillette, tandis que la portion inférieure correspond au ventricule.

« La structure de cet espace est purement fibreuse. A ce niveau, les deux endocardes du cœur droit et du cœur gauche sont adossés l’un à l’autre et forment à eux seuls la paroi interventriculaire.

CH faut établir ici une distinction importante, et qui n'a pas élé faite entre la moitié inférieure et la moitié supérieure. La première est formée par les deux endocardes seuls juxtaposés. Mais dans la moitié supérieure,

celle qui correspond aux valvules sigmoïdes, les deux

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lames s’écarlent à partir de l'insertion de la tricuspide, et cet écartement est dû à ce que l’une des lames va tapisser l'oreillette, tandis que l’autre forme le remphssage entre les deux portions d'origine de l'aorte. Dans cette partie supérieure il n’y a plus adossement des deux feuillets : un Ussu cellulaire plus ou moins abondant s’interpose entre eux. Il en résulle un petit espace entre l’origine de laorte et l'oreillette droite, dans lequel l’intérieur des deux cavités n'est séparé de l'extérieur que par un mince feuillet endocardique. Les points ainsi découverts sont pour le ventricule gauche la partie supérieure de l’espace membraneux, et pour l'oreillette droite un point dépourvu de fibres musculures quiest immédiatement situé au-dessus de la valvule interne de la tircuspide.…

« La portion delacloisondirectementsituéeau-dessous delasigmoïde droiterépond au ventricule droit et correspond à l’espace saullant quisépare l'infundibulum de la partie auriculaire. La partie située entre la sigmoïde droite et la gauche, au-dessous de leur angle rentrant, répond à l’infundibulum seul, un peu au-dessous des valvules semi-lunaires : en ce point les parois sont un peu épaisses. La face qui se trouve au-dessous de la valvule gauchene fait pas partie de la cloison. Elle répond moitié à linfundibulum, moitié à l’oreillette gauche, au-dessus de la valvule mitrale. » (Pelvet.)

Reiss, donne le nom d’espace sous-aortique au septum membraneux, tel qu'il est décrit par Pelvet, et il ajoute : « Entre le bord postérieur fixe de la valve mitro-aortique et la partie gauche de la sigmoïde poslérieure, se trouve un autre espace membraneux,

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l'espace mitral. Généralement, les deux espaces menibraneux, sous-aortique et mitral, sont réunis, mais 1l arrive fréquemment qu'ils existent séparément, ou bien que l'un existe à l'exclusion de l’autre. Le premier, ou sous-aortique, est de forme variable, généralement triangulaire à sommet supérieur, quelquefois 1l est ovale à plus grand diamètre transversal. On le trouve aussi arrondi ou en forme de parallélogramme, mais l'aspect triangulaire semble être le plus fréquent. Ses dimensions sont variables, mais on peut établir comme règle que. lorsqu'il n'est pas circulaire, son étendue transversale l'emporte sur son étendue verticale : son diamètre vertical varie entre 2 ou 3 millimètres.et son diamètre transversal entre 4 et5 millimètres. Quand à l'espace membraneux mitral, sa forme est à peu près celle du précédent: mais il semble en être la continuation, on peut le comparer à un ellipsoïde qui atteint souvent 6 milimètres sur 2. C'est au professeur Alvarenga que revient le mérite d’avoir le premier signalé cette disposition de la cloison interventriculaire. Hauschka dispute à tort, semblet-1!, à l'anatomiste portugais la priorité de cette découverte. » (Reiss.)

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