‹ Contribution à l'Étude des Mammites TyphoïdiquesChapitre 3 sur 26 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Si les complications graves de la fièvre typhoïde ont fait l’objet de nombreux travaux, et sont pour la plupart maintenant parfaitement décrites, il n’en est pas de même des manifestations glandulaires. Les parotidites, typhoïdites, orchites, mammites, sont sans doute bien moins fréquentes et d’un pronostic bien moins sombre, que les hémmorragies ou les perforations intestinales, leur étude n’en est cependant pas moins mtéressante, et leur action sur l'évolution de la maladie n’est pas négligeable toujours.

Passons en effet brièvement en revue les différents tissus glandulaires de l’organisme, nous verrons que dans la dothiénentérie, le bacille ne les respecte pas toujours autant qu'il conviendrait et que assez souvent ils sont le siège d’un processus inflammatoire d’origine éberthienne.

Les glandes salivaires (sous-maxillaire, sub-linguale et

US parotide), sont les plus fréquemment atteintes. Les parotidites, en particulier, sont d’un pronostic sévère el par elles-mêmes et par l'état général grave, pyohémique, dont elles ne sont souvent que l'expression.

Le pancréas, lui, est relativement peu touché dans la fièvre typhoïde: Hoffmann a cependant signalé sa dureté et sa coloration foncée à l’autopsie de certains typhiques. Moynhan a publié un cas d’ictère chronique post-typhique, et des crises douloureuses épigastriques consécutives à la sclérose de la tête du pancréas. Chauffard et Ravoud (1), ont enfin signalé un cas de pancréatite hémorragique.

La {hyroïdite, rarement notée en France, l’est bien plus dans les pays à goître endémique ; cette notion de goître est en effet rencontrée dans la plupart des observations publiées.

L'orchite lyphique, sans être fréquente, existe cependant. Cholet en a cité 65 cas (2).

Restent les in/lammations de la glande mammaire. Peu d'auteurs les ont étudiées, aussi sur les conseils de M. le professeur agrégé Euzière, les avons-nous choisies pour faire l’objet de ce travail inaugural.

Nous traiterons d’abord la question aux points de vue historique, étiologique, pathogénique, clinique; le diagnostic différentiel et le traitement seront ensuite indiqués. Pour l'étude de la question nous nous baserons sur l’analyse des 26 observations que nous avons pu réunir.

(1) Chauffard et Ravoud (Arch. de Méd. expérim. mars 1901). (2) Cholet, Thèse de Paris, 1901.

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