‹ Contribution à l'Étude des Manifestations Cutanées d'origine nerveuse et mentaleChapitre 8 sur 16 · ER · texte numérisé non relu

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niveau de la moelle, les voies sympathiques sont intimément mêlées aux voies motrices et sensitives. Shématiquement on peut dire que les racines antérieures conduisent les nerfs vaso-constricteurs et les nerfs moteurs des muscles squelettiques, alors que les racine postérieures contiennent les vaso-dilatateurs et les nerfs sensitifs.

L'existence de troubles trophiques a été signalée dans les sections de la moelle, dans les myélites, dans la syringomyélie, dans la polyomiélite et surtout dans le tabés. Nous faisons, bien entendu, abstraction, ici, des atrophies musculaires, qui ne rentrent pas dans le cadre de notre travail.

Quant aux lésions cutanées des affections médullaires, elles semblent bien plus liées à une atteinte concomitante des racines qu’à celle de la moelle elle-même. Il est cependant incontestable que la seule section de la moelle, sans participation radiculaire, peut donner lieu à certains troubles trophiques de la peau. On peut seulement objecter qu’un excitant local cutané est nécessaire dans ces cas, pour produire la désagrégation de la peau. Ainsi, on ne peut contester que la section médullaire ne prédispose à l’escarre de décubitus. Celle-ci peut cependant être évitée ou, tout au moins, très atténuée, lorsque on évite les excitations mécaniques et infectieuses de la peau. Il en est de même des troubles trophiques cutanés de la syringomyélie.

Par contre, l’atteinte des racines ou des nerfs périphériques suffit, en l'absence de tout excitant cutané, à provoquer des troubles trophiques. Il en est ainsi dans le tabés, dans les polynévrites, dans la lèpre nerveuse, dans les

névrites, etc. Ces troubles réalisent, tantôt des taches ecchymotiques purpuriques, tantôt une éruption zostérienne, tantôt des plaques de gangrène disséminées, tantôt, enfin, le plus souent, la nécrose cutanée connue sous le nom de mal perforant.

Il nous semble que, dans tous les cas, ce sont des éléments végétatifs qui sont responsables et que les éléments du système nerveux cérébro-spinal n’y sont pour rien.

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