TRAITEMENT - EVOLUTION - PRONOSTIC
La base du traitement devra être avant tout le traitement par les sels de quinine. En visant la destruction des hématozoaires, on préviendra une aggravation des lésions déjà existantes, on obtiendra une rétrocession de ces lésions et on préviendra également les rechutes, en continuant le traitement. Ce n’est pas ici le Heu de discuter les différents modes d’administration des sels de quinine, par doses massives ou par doses fractionnées : tout au plus recommanderonsnous le choix des méthodes hypodermiques, car dans les manifestations nerveuses, une action rapide s'impose souvent.
A côté de ce traitement général, il y a lieu de ne pas négliger le traitement des troubles nerveux euxmêmes. Pour les névralgies, nous avons obtenu de très bons résultats par l'injection loco dolenti d'une solution de stovaine à 1 p. 100 dans l’alcoo!l à 60°. Il est évident qu'on pourra user avee plus ou moins de succès de tous les antinévralgiques : aconitine, antipyrine, phénacétine, ete., dont la liste est si longue.
Contre les paralysies consécutives aux polynévrites, le traitement électrothérapique devra être tenté,
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il diminuera la durée de la maladie et favorisera le retour 4d integrum, s’il est pratiqué avec méthode. On emploiera la galvanisation avec des courants de 10 à 25 milliampères qu'on élèvera à 35 et 40 milliampères. On fera des séances de 10, 20, 30 minutes, terminées par des excitations de chaque muscle.
Enfin, la méthode de Leduc consistant à introduire loco dolenti par ionisation des médicaments, tels que la quinine, nous paraît très séduisante et particulièrement indiquée dans beaucoup de formes nerveuses que nous avons décrites.
Quel pronostic devra-t-on porter en présence d’un malade atteint de névralgie ou de névrite paludéenne ?
De l'étude des observations, nous pouvons conclure à un pronostic favorable quant à la lésion nerveuse. Nous voyons, en effet, Je plus souvent, les accidents rétrograder et disparaître sans laisser de traces. Demilly dit que « la terminaison heureuse de la névrite périphérique est un excellent signe pour le diagnostic rétrospectif.. »
Et Dumolard, de son côté : « Notre malade à qui nous ne donnions que quelques jours de vie et auquel dans tous les cas nous prédisions une infirmité permanente, a guéri, et il a guéri en quelques jours avec une rapidité déconcertante. »
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