FRÉQUENCE
Autrefois les néphrites étaient considérées comme des accidents rares de la syphilis, et encore n’admettait-on guère que les néphropathies d'origine tertiaire. Actuellement, ces néphrites ne sont pas considérées comme très rares, et M. le professeur Fournier (1) a pu dire : « Les albuminuries syphilitiques précoces « secondaires sont probablement beaucoup plus fré- « quentes qu'on ne le croyait autrefois; car depuis « quelque temps nous en avons observé toute une « série de cas dans le service. »
Avant 1870, les observations rapportées par Rayer, Lancereaux, Cornil, Perroud, Lécorché, etc., les tra-
(1) Fournier. Soc. Franç. de dermat. et de syphilig., 14 déc. 1893.
vaux de M. Fournier avaient attiré l'attention des cliniciens vers les manifestations rénales de la syphilis.
Depuis cette époque, le nombre des observations de syphilis rénale s’est rapidement accru et bientôt cette maladie aura son chapitre bien à part, à côté des autres affections rénales.
D'après les statistiques et les observations publiées, il semble que les néphrites syphilitiques tardives soient plus fréquentes que les néphrites précoces. Cette proposition semble encore bien plus vraie, si l'on considère qu'un certain nombre de manifestations rénales précoces doivent être attribuées au traitement mercuriel, et que d'un autre côté quelques néphropathies syphilitiques tardives, sans autres manifestations extérieures de la syphilis, ne sont pas attribuées à cette maladie, soit parce qu'on n'y pense pas, soit parce qu'on trouve une autre cause étiologique apparente.
D'après Engel, cité par Mauriac (1), sur 16 cas de mal de Bright, 1l y en aurait 6 qui auraient pour cause la syphilis. Ceci peut être vrai si l'on ne considère que les seuls cas où l’autopsie révèle une dégénérescence amyloïde des reins. Mais dans une statistique générale, comprenant toutes les formes anatomiques du mal de Bright, ce chiffre 6 est très exagéré.
En effet, si nous considérons d'une part, qu'un grand nombre de syphilitiques ne présentent jamais de manifestations tertiaires, soit parce qu'ils ont subi
(1) Mauriac, Ouvrage cité.
DER HSE
a | = un otent prolongé, soit à cause de à bénignité de MEN IEUTSS * syphilis; ; que d'autre part, parmi les syphilis qui | à FRE aboutissent au tertiarisme , il n en est qu'un très petit ne nombre s ‘attaquant au rein; nous voyons combien est RE es petit le nombre des syphilitiques présen- | tant des lésions rénales du fait de leur maladie.
: DT ET n ei - CRE s F # ” = Œ ? APE Le a = : + Pie re - je :
= ‘ se RS Ed 7 ÿ ; = *