‹ Contribution à l'Étude des Méthodes Ankylosantes dans le Traitement de Différentes Affections de la Colonne Vertébrale, en Particulier dans le Mal de PottChapitre 50 sur 78 · PRE SO LAURE · texte numérisé non relu

PRE SO LAURE

déjà été signalées dans la littérature chirurgicale, mais

elles sont assez rares. Albee put apprécier l’évolution de

son greffon osseux une première fois en réopérant un enfant sept s'maines après la première intervention, et une seconde fois chez un malade mort de méningite deux ans après l'opération. Hibbs possède une pièce d’un malade opéré suivant sa technique avec soudure parfaite des arcs postérieurs. Tuffier constata chezun malade mortun après de méningite tuberculeuse la fusion complète entre les apophyses épineuses et le greffon (Albee). Ombredanne (40), Dujarrier, de Mata purent également se rendre compte de la valeur de l'intervention soit lors d’une réintervention, soit au cours d'une autopsie. Allenbach (226) dans la Æevue d'Othopéde présente une nouvelle pièce suivant la technique d’Albee. Enfin Bérard, à la Société de Chirurgie de Lyon, peut présenter les pièces d’un Mal de Pott dorsal inférieur,opéré suivant la méthode d’Albee modifiée. La seule pièce qui puisse se rapprocher de celle de MM. Guillot et Dehelly et celle de Dujarrier (172) qui avait employé chez ce malade des greffons ostéo-périostiques placés dans chacune des gouttières avec section ns apophyses épineuses.

INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS hs DE LA MÉTHODE

L’attitude des chirurgiens vis-à-vis des opérations ankylosantes est assez variable, et, en lisant la littérature chirurgicale concernant. cette question, on est frappé au premier abord de voire émettre des opinions

aussi différentes. Les uns avec Albee veulent en faire

une « panacée absolue » ; pour eux mal de Pott égale toujours intervention. Une seule chose arrête certains

d’entre eux, c’est la présence d’une fistule au voisinage

de la partie sur laquelle on doit intervenir, et encore Allison et. Hagan (84) ontils publié une observation d' intervention avec bon résultat chez un malade atteint de fistule au niveau de son foyer.

. D'autres se montrent absolument opposés à toute opération ankylosante : ; pour eux les résultats obtenus avec les méthodes orthopédiques habituelles sont suffi: sants, etil n’y à pas lieu de chercher à faire mieux.

Pour certains même le greffon serait nuisible, car ils

donnerait au malade une fausse sécurité qui ne pourrait qu ’aggraver sa lésion.

Entre ces deux groupes opposés, les opinions Îles plus diverses ont été émises, quand il s'agit de savoir

quels sont ceux qui peuvent bénéficier de l'opération ;

à.) VERTE, T7

D à PE

à quelle époque de l’évolution du mal de Pott il faut intervenir, et à qui on doit refuser la méthode ank ylosante ? à Aprèsavoir passé en revue brièvement les contre-indications d'ordre général qui doivent déterminer l’abstention d’un acte opératoire dans le mal de Pott, nous en arriverons à une discussion beaucoup plus intéressante, celle des indications. Là se poseront diverses questions très discutéés à l'heure actuelle, que chacun résout à sa façon, les uns se basant sur leur expérience personnelle, les autres partant seulement de principes plus ou moins erronés. Nous examinerons chacune de ces questions à un double point de vue théorique et pratique.

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