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ment un greffon ostéo- -périosique au greffon osseux, la balance semble incliner nettement en faveur de la’ méthode ankylosante. Sur 12 enfants opérés, 7 avaient une gibbosité qui resta stalionnaire après l'opération ; el dans une seule de leurs observations, il y eut dans les suites opératoires une apparition de. gibbosité, ce qui d'ailleurs tend à confirmer ce que nous venons de dire sur l'opération d’Albee chez l'enfant. Delrez et Christophe terminent leur article en disant : « Les complications ‘nous paraissent plus rares chez les enfants opérés; notamment, l'augmentation de la gibbosité est exceptionnelle après l'opération ». Quels sont maintenant les arguments théoriques invoqués par les ennemis de l'ostéosynthèse chez l’enfant? Le premier que nous ne retiendrons pas, car il est par trop simpliste, c’est que le mal de Pott guérit bien chez l’enfant par la méthode classique. C'est là évidemment la négation du progrès. Il est certain que la méthode classique a donné des guérisons, mais à côté de cela, combien y at-il eu d'échecs? de guérisons même avec un résultat déplorable qui fait de l’ancien pottique un infirme pour le reste de ses jours ? A côté des parents intelligents qui acceptent pour leurs enfants ce long traitement, combien y en a t il qui refuseront ce plâtrage de 3 ans ? A côté de ces enfants qui peuvent bénéficier pendant leur cure de conditions hygiéniques favorables, dans un milieu spécialement organisé, combien y en aura.t-il qui seront obligés de subir le traitement orlhopédique dans des conditions hygiéniques tout à fait mauvaises, qui l'exposeront à à toutes sortes
Ts
de complications, tant au point de vue du foyer même que de la localisation tuberculeuse sur les organes voisins? Ces ice faits suffisent à notre avis à légitimer l'essai d'une méthode susceptible de donner des résultats meilleurs, en un temps plus bref. ? Or, que reproche-t-on à la greffe dans son mode d'immobilisation de la lésion pottique chez l'enfant ? D'abord, on lui reproche d'être insuffisante à maintenir le foyer. Il n'y a pas de raison qu’une greffe ostéopériostique,. prenant un large point d'appui sur les gouttières vertébrales n'arrive pas à former un bloc ‘ ‘osseux suffisant pour immobiliser le rachis. Le périoste ‘chez l'enfant est très aclif, et même chez lui la formation du cal doit être plus rapide que chez l'adulte. Nous avons déjà dit ce que nous pensions de la mise en
place du greffon dans les apophyses épineuses dédou-
blées chez l'enfant.
A l'appui de ce que nous venons de dire, il y a les ‘faits conslatés dans plusieurs de nos observations, en particulier dans l'observation V qui est celle d'un malade de 5 ans greffé alors qu'il présentait une gibbo-
-sité à évolution rapide chez qui Vaugmentation de la
gibbosité a été arrêtée par la mise en place d'un greffon. Là, pourtant, c'était un mauvais cas, et il élait
permis de se demander au moment de l'intervention
quel en serait le résultat.
Quoiqu'en dise Calvé, l'opération ankylosante est suffisante à immobiliser un foyer politique chez l'enfant; mais cette ankylose complète nuit-elle à la guérison de la lésion ? Il est certain que la période ‘destructive
dot, TE eee
du mal de Pott est diminuée dans sa durée et dans sa gravité par suite de l'immobilisation complète que ne
réalise pas aussi bien le corset plätré. Mais comment se fera la consolidation du foyer une fois l'évolution
de la tuberculose arrêtée ? Au moment de la discussion sur le redressement forcé des gibbosités, la question de savoir comment se réparerait la perte de substance s'est déjà posée. Depuis longtemps il est admis que « la tuberculose osseuse détruit du tissu osseux, et n'en produit pas ; le périoste des vertèbres détruites est lui-même détruit et ne renaît pas. Sa fonction ostéogène s’éteint sans retour(1) » Théoriquement il faut donc, pour que la lésion pottique se consolide,
un contact des parties osseuses saines. Mais ce con-
tact osseux doit être exc ine Rio rare ; il faudrait admettre pour cela que le tissu osseux malade ou bien s'élimine "complèlement ou bien se résorbe. IL est probable que la plupart du temps il y a une transformation du foyer en tissu fibreux, qui, ne s'ossifiant pas, empêchera le contact osseux, de sorte que le cal
OSSeux ne pourra se former.
En cas de greîfe, ce cal fibreux sera suffisamment renforcé par l'ankylose postérieure pour que la statique de la colonne vertébrale ne se trouve pas compromise. Finalement le résultat acquis plus rapidement par la greffe sera tout aussi bon que celui qu’aurait donné le traitement classique.
C'est chez l'enfant d'ailleurs qu'on retirera de