‹ Contribution à l'étude des métrorragies des jeunes fillesChapitre 12 sur 26 · REA OUPE · texte numérisé non relu

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jours). L'état s'améliore progressivement. Guérison à peu près complète après cinq mois de traitement.

Obs. XXVII. — 29 ans. Réglée à 14 ans ; toujours règles irrégulières, très abondantes, très douloureuses. Pâleur ; tachycardie ; dyspepsie.

Traitement : 0,30 centigr. d’ovaire frais,deux fois par jour. Au bout de trois mois, guérison ; règles toujours un peu abondantes, mais régulières et non douloureuses.

Neuro-Arthritisme

Richelot a donné des observations de métrorragies dans l’arthritisme ; d’autres en ont relevé aussi un certain nom- bre de cas ; il semble, en effet, incontestable, que des jeunes filles dans la pathologie desquelles on ne trouve absolument rien, sinon des antécédents arthritiques, soient quelquefois atteintes de ménorragies. Ces cas peuvent apporter un appui nouveau aux théories que nous venons d’exposer. D'autre part, en effet, il est généralement admis que l’arthritisme est dû à des troubles de la nutrition générale produisant certaines toxines.

Mais pourquoi ces troubles de la nutrition générale ? Levi et Rothschild rattachent l’arthritisme à une altération des glandes endocrines ; en particulier, ils ont soigné par l’extrait thyroïdien, des sujets atteints d’arthritisme et en ont obtenu les résultats les plus encourageants. Là encore, nous voyons combien il est facile et séduisant de rapprocher ces deux théories.

Les glandes endocrines, pour une raison encore à étudier

fonctionnant d’une façon insuffisante ou anormale, entrainent des accumulations de toxines dont l’un des résultats

serait l’arthritisme.

Métrorragies familiales

À l’occasion de ces phénomènes de neuro-arthritisme, qui se transmettent de génération en génération, nous rappelons les hémorragies utérines prenant la forme d’une tare familiale. Elles ont été citées bien souvent, et il nous à été donné d’en observer d’assez nombreux cas.

I1 s’agit, en général, de jeunes filles chez lesquelles, malgré examen le plus approfondi, on ne trouve ni localement, ni à distance aucun trouble organique. Elles se présentent pour des hémorragies apparues en général, dès la puberté, et souvent celle-ci à été très précoce ; ces ménorragies se sont produites depuis, très règulièrement, à toutes les époques menstruelles, mais il n'existe en général pas de pertes intercalaires. Ces jeunes filles ont, le plus souvent, gardé l’aspect le plus florissant ; elles ne présentent que rarement des signes troublant leur parfait état de santé ; si bien que fréquemment, le symptôme pour lequel elles sont amenées, a été bien longtemps négligé ; d'autant plus facilement négligé que la mère de cette jeune fille, ses sœurs souvent, ses parentes proches, ayant présenté au même âge des symptômes analogues, considèrent ces phénomènes comme normaux et ne s'en inquiètent nullement. Ce n’est alors qu’à l’occasion d’une perte tout à fait excessive que la famille

sort de son inertie, ou au sujet d'une maladie tout à fait

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