‹ Contribution à l'étude des modifications du lait dans l'engorgement lacté chez la nourriceChapitre 17 sur 23 · SD AE SNA LS AIDAIES IGAIES ED AS TC AIS TD NIET · texte numérisé non relu

SD AE SNA LS AIDAIES IGAIES ED AS TC AIS TD NIET

| Deusité |1034.22! 1034.21] 1032.83 /1032.93 4031 60 1034.28 /1033.28/1035.35

Extrait see! 132.10! 131.20] 120 128.10! 132.10] 119.70] 124.140| 107.4

Sels , 1.90| 240] 2 2 240] 1.60! 1.5

Beurre | 3640! 35.20] 28101 3310! 40 28.20| 20.50! 13.5 | Laose | 75.50! 76.32] 74.60! 77.20) 11.30] 7543] 75.00! 778

Caséine 12 41.50| 11 40.50! 9.50

Le — >

Eau 902.12] 903.01! 912.60! 904.83| 899.53] 914.58] 909.18] 927.95

Autres subs 6.50| 6.28 4.20| 5.30] 7.08 9.03| 8.67 7.45

(1) Guiraud, th. Bordeaux, 1896-97,

To

Les numéros 3 et 4 surtout nous donnent, mieux ‘que tous les développements, un aperçu de l'erreur que Jon aurait commise si l'on avait cru avoir la composition moyenne du lait de ces femmes, en se contentant de faire des prélèvements sur le produit de leur sein gauche.

Quand on est, comme nous le sommes aujourd’hui, convaincu de la vérité des considérations qui précèdent sur les causes qui modifient la composition du lait physiologique, et sur les éléments de ce lait qui ont à subir le plus de variations, on peut aborder, en prévoyant à l’avance ce que l'on y trouvera, l'étude des laits que l'on tire des seins engorgés.

Ce lait, avons-nous dit, s'écoule avec facilité, à la pression, très souvent même il y en a un écoulement spontané; et l'on voit sortir des seins un liquide blanchâtre, clair, presque transparent.

Nous ne nous étonnerons pas maintenant de constater que ce lait est très peu riche en graisses, et c’est en effet ce que l'examen plus approfondi nous en révèle.

Voici comment nous avons pu nous en rendre compte.

Nous choisissions de préférence, parmi les nourrices arrivées le matin, celles qui avaient eu à effectuer un long voyage. À l’aide du succipompe de Wallich, nous procédions chez ces femmes, à des prélèvements de lait dans les conditions suivantes.

D'abord le sein droit. Les 15 premiers centimètres cubes environ étaient tirés et versés dans un verre gra-

dué n° 1. Puis nous continuions, soit à vider le sein avec le succipompe, soit à le faire téter par un nourrisson. Au bout de quelques minutes, nouveau prélèvement avec le succipompe, de 15 centimètres cubes encore, que nous versions dans un verre n° 2. Enfin nous recueillions de même le dernier lait, et nous le portions dans un verre n° 8.

Les mêmes manœuvres étaient ensuite exercées sur le sein gauche.

Nous étions ainsi à même de constater immédiatement deux choses:

1° Très souvent une différence déjà parfaitement appréciable à l’œil nu entre les laits des deux seins;

2° D'une façon absolument constante, et sans exception, l’opacité croissante du lait depuis le verre n° 1 jusqu’au verre n° 3, et cela dans des proportions qui né laissaient pas que de nous surprendre nousmême, quelque prévenu que nous en fussions,

Ces laits étaient alors analysés par M. Lavialle. Nous ne donnerons là que quelques-uns de ses résultats : tous ceux qu'il a obtenus concordaient avec ceux-ci. Il les dosa spécialement au point de vue de leur teneur en beurre, averti qu'il était que sur ce point principalement portaient les différences. Gui-raud, d’ailleurs, que nous avons cité, n’a vu que de faibles variations de la caséine et de la lactose aux différentes phases de la traite; et, M. Lavialle, « en calculant approximativement dans les analyses la réduction du poids de l'extrait sec dans

RO

le lait, a constaté que ce déficit correspond précisément

à la quantité de beurre qui manque » (1).

Voici quelques-uns des résultats :

Préjlèvements

Vol], de lait examiné! Poids en beurre par litre |Poids en extrait sec p. litre

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