HOC———C=0 B H H ° H
HO—C—C C—COOH
PUTEN | 4 HE O
Mais l’école de Birmingham n'accepta pas cette formule parce qu’elle ne s'accorde pas avec les résultats des recherches cristallographiques faites sur l'acide ascorbique : les diagrammes des rayons X plai-
dent en faveur d’une molécule plus condensée.
A partir de 1933, Hirst à Birmingham arriva à douter de l’existence d’un groupement fonctionnel acide COOH. Cette manière de voir fut confirmée par les nouveaux travaux de Micheel et Kraft [67] qui montrèrent l’absence de ce groupement fonctionnel acide et l’existence d’une fonction lactone résultant de l’éthérification interne du groupement COOH et d’un
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des groupements alcool situé en position 4 ou en position 5 par rapport à lui.
Un mémoire très complet de Haworth et Hirst [44] et de leurs collaborateurs, détaillant l’ensemble des propriétés de l’acide l-ascorbique et de quelques-uns de ses dérivés arriva à établir la constitution admise à leur suite par Karrer, par Reïchstein, par Micheel et après eux par tous les chimistes et tous les biologistes:
pr PRO Re Se — RL H OH OH
SLR (YA
pour l’acide ascorbique qu’on appelle désormais acide l-ascorbique pour faire ressortir sa constitution stéréochimique dans laquelle le cinquième atome de carbone à partir de CO a une configuration gauche.
Voici leurs principaux arguments :
L’acide l-ascorbique se comporte comme un acide organique faible donnant des dérivés métalliques neutres C6H706Me auxquels on conserve le nom impropre de sels donné par Szent-Gyôrgyi.
Le pouvoir réducteur extraordinairement fort et la réduction du permanganate en milieu acétonique montrèrent la présence d’au moins un atome de carbonne capable d’énolisation, dont l’existence est encore démontrée par la réaction avec la phénylhydrazine qui donne facilement un dérivé cristallin, rouge, et surtout par l’étude du spectre d'absorption
LE SRrie
dans l’U. V. qui ressemble à celui donné par beaucoup de substances cétoniques labiles.
Les réactions colorées données par Faddition de chlorure ferrique aux solutions aqueuse de sels alcalins de l'acide ascorbique (coloration violette) et par le nitro-prussiate de soude apportent une confirmation
à la supposition de cette constitution énolique.
L’acide ascorbique ne recolore pas le réactif de Schiff ; il ne doit donc pas présenter de groupement fonctionnel aldéhydique.
L’acide ascorbique engendrant par l’acide chlorhydrique bouillant du furfuraldéhyde quantitativement, il en découle que cinq au moins des six atomes de carbone sont dans une chaîne non ramifiée, Les indications sur la structure de l'acide I-ascorbique découlent d’études quantitatives sur son comportement vis-à-vis des agents d’oxydation. Deux étapes bien définies marquent le cours de l'oxydation. Si la substance est oxydée par l’iode en solution acide, deux atemes d’iode sont utilisés et deux molécules d'acide iodhydrique sont libérées durant la réaction. L’iode a pour effet d'ajouter deux OH sur la double liaison. L'intervention de l’eau est essentielle. Le produit nouvellement formé donne une absorption sélective peu étendue et ne donne plus de furfuraldéhyde avec l’acide chlorhydrique. Il a un caractère neutre et se comporte vis-à-vis de l’eau et des alcalins comme la lactone d’un hydroxy-acide monobasique. Aucune désin-
tégration de la molécule n’a lieu pendant cette étape