I. — Recherche de l'acide ascorbique
La première réaction n’est qu’une simple vérification de la présence de l’acide ascorbique dans la cor-
tico-surrénale et basée sur le principe suivant : l’aci-
Dr Er, SE
de l-ascorbique réduit le nitrate d'argent en milieu acide même à l’obscurité [37, 39].
Le réactif utilisé est une solution de nitrate d’argent à 10 % additionnée de 1 % d’acide acétique. Ce réactif in vitro donne une réaction positive avec une solution d'acide l-ascorbique à 1/50.000° alors qu’il n’est réduit ni par les sucres (glucose, fructôse) ni par les substances à fonction sulfhydryle, ni par la créatinine et n’est pratiquement pas modifié par les phénols tels adrénaline et tanin. En présence de ce réactif, l’acide ascorbique contenu dans les surrénales réduit le nitrate d’argent en formant un dépôt d'argent métallique gris, plus ou moins noir, au niveau de la zone corticale [40].
Il. — Dosage de l'acide ascorbique
Le dosage de l’acide ascorbique est basé sur la méthode de Tillmanns [91], modifiée par les auteurs hollandais Van Eekelen et Emmerie [23, 25, 26] et appliquée aux capsules surrénales avec quelques modifications par Viennois [93]. Cette technique est d’après Ferrand [33] applicable aux organes en donnant des résultats comparables à ceux de la méthode Martini et Bonsignore [63]. Pour Neutzer et Vialard-Goudou [64] au contraire, cette dernière méthode serait plus spécifique et donnerait des résultats sensiblement plus élevés.
Ayant adopté la méthode de Van Eekelen et Em-
merie, nous l’avons conservée pour tous nos dosages.