CH. BR
rénales sont banales dans l’anémie pernicieuse, ne sont pas causales de l'anémie, mais consécutives à cette dernière.
3° Enfin, il y aurait, pour d’autres, simple coincidence, les lésions sanguines et les lésions rénales seraient indépendantes l’une de l’autre, et produites par la même cause toxique ou infectieuse. Mouisset et Petitjean constatent que, à l’autopsie des cas d’anémie pernicieuse, les reins sont toujours plus ou moins lésés ; parfois il s’agit de lésions inflammatoires peu marquées ; parfois on trouve de véritables néphrites. Aussi, pour ces auteurs, les lésions rénales sont concomitantes, non causales, de l'affection sanguine ; toutes deux relèvent du même facteur étiologique, infectieux ou toxique, dont la nature nous échappe le plus sou-
vent.
Conclusions. — En somme, les relations pathogéniques entre l’anémie pernicieuse et les néphrites sont encore bien discutées. Labbé et Salomon, dans leur récente Revue générale sur les Anémies pernicieuses, pensent que la fréquence des lésions rénales dans ces cas prouve que la néphrite joue un rôle dans la constitution du syndrôme pernicieux.
Peut-être la néphrite est-elle ancienne, latente, et dans beaucoup de cas a-t-elle joué un rôle simplement favorisant dans la constitution du syndrôme.
En tout cas, ces relations pathogéniques, encore mal connues, méritaient d'être soulignées ; c’est pour cela que nous avons cru bon de les discuter dans un chapitre spécial.