RATER ONE
L'examen microscopique d’une goutte de chacune des dilutions nous a permis de vérifier nos constatations antérieures. Le sérum de notre malade agglutine donc les spores du Rhinocladium Beurmanni pour des dilutions de 1/20, 1/50, 1/100 et 1/200, tandis que l’agglutination restait négative pour des dilutions à 1/400 et plus.
Le tube témoin a confirmé l'exactitude de notre technique et de nos manipulations.
Nous pouvons donc conclure que l’agglutination au moyen du sérum de notre malade était positive.
B. Fixation du Complément :
La technique que nous avons employée était celle de Gaz- METTE préconisée pour la réaction de fixation du complément dans la syphilis.
Comme antigène, nous avons utilisé dans une série d'analyses les spores de notre organisme, tel que nous l'avons décrit antérieurement, suivant la technique de BENEDEK-REINHARDT. Mais cet antigène ne nous a pas donné satisfaction.
Nous avons alors préparé un extrait levurien de notre organisme de la façon suivante :
La culture a été placée dans un ballon. Nous avons pratiqué une macération pendant 8 heures au moyen d’un mélange à parties égales d'alcool et d’acétone. Puis on épuise par distillation au réfrigérant ascendant pendant 2 heures.
On centrifuge ensuite et on décante ; le mélange alcoolacétone est placé à la glacière pendant 4 à 6 heures,
Le résidu est ensuite repris dans de la pyridine et on épuise de nouveau au réfrigérant ascendant pendant 2 heures. On enlève la pyridine par distillation.
Le résidu est repris au moyen d’eau distillée dans les proportions de 0,2 gr. #, auquel nous ajoutons 0,2 gr. de cholesterol. C'est cet extrait purifié de notre organisme qui nous a donné des résultats spécifiques pour notre sérum de malade et des cobayes infectés. Des sangs tuberculeux et syphilitiques n’occasionnaient pas de déviation du complément en présence de cet antigène.
Comme complément, nous avons employé le sang de cobaye frais dilué au 1/15 ou au 1/20.