EVOLUTION — PRONOSTIC
Le myosarcome de l'utérus est une tumeur très maligne,
de pronostic fatal, si on l’abandonne à elle-même. Ce pronostic toutefois présente des degrés suivant les variétés cli-
niques de ce sarcome : le myosarcome primitif est le plus
grave et mène habituellement à la mort à brève échéance .(2 ans au plus). Il cause, en outre, des métastases et des récidives plus fréquentes et plus rapides (trois à huit mois) que les autres variétés de sarcomes.
Les myomes dégénérés semblent avoir, au contraire, une marche moins rapide, autant qu'on puisse connaître le moment exact de leur transformation sarcomateuse; et leur pronostic est, en général, plus favorable, le néoplasme restant un certain temps confiné au domaine du myome dans lequel il a pris naissance et reculant d'autant la limite d’opérabilité.
Le pronostic est également plus sévère chez les jeunes femmes. k
Les guérisons définitives sont très rares : Chabiron, dans sa thèse de Bordeaux, 1912, signale, dans 61 cas de sarcomes, de nombreuses guérisons opératoires, mais seulement trois guérisons contrôlées après plusieurs années. Dans notre statistique, on ne relève qu'une seule guérison définitive. à
La mort, habituelle pour ainsi dire, à plus ou moins brève échéance, peut être le fait soit d’une métastase (surtout pleuro-pulmonaire : 3 cas; ou hépatique, ou osseuse : vertébrale (Béclère), fémorale (Arrivat), soit d’une récidive (4 cas), soit d'accidents septiques par sphacèle et décompo-
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sition putride du néoplasme, soit enfin, quand la tumeur parvient à une période avancée de son évolution, du fait de divers troubles de compression, soit des uretères, soit de l'intestin, soit du système circulatoire. Plus souvent, la mort arrive dans un état d’affaiblissement et de cachexie progressive, occasionnée par des hémorragies répétées et la résorption de produits toxiques sécrétés au niveau de la tumeur.
lu Roux. G)