‹ Contribution À L'Étude Des Myosarcomes Du Corps De L'UtérusChapitre 45 sur 47 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Le myosarcome de l'utérus est une affection très rare. Il prend le plus souvent naissance au sein d’un myome antérieurement connu, mais l'existence du myosarcome DA ne saurait plus être mise en doute.

IT — Son étiologie, comme celle de toutes les néoplasies malignes, épithéliales ou conjonctives, est encore du domaine de l'inconnu. Sa pathogénie, toujours très discutée, semble s’être un peu éclairée à la lueur des communications du Professeur Grynielt, qui prétend avoir observé les différentes phases de la « sarcomatisation » des cellules musculaires lisses.

IT. — Au point de vue histologique, le myosarcome revêt deux types : dans un premier type, on range les tumeurs musculaires lisses malignes à structure plus ou moins adulte et

“sans atypie cellulaire : ce sont les myomes malins purs. Dans un second type, on classe les tumeurs musculaires atypiques, présentant à mais composées, -en leur centre, de cellules présentant l’ap-

leur périphérie la structure banale d’un myome,

parence d'éléments sarcomateux, ronds ou fusiformes : ce sont les myosarcomes proprement dits.

IV. — Le diagnostic de malignité doit être fortement soupconné, sur la constatation de caractères histologiques variés mais inconstants : figures de division cellulaire directe et surtout indirecte, monstruosités cellulaires, cellules géantes, manque de stroma. Mais parlois, et en particulier pour

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les myomes malins purs, seules, la récidive et la Hé sont des preuves indiscutables de ce diagnostic.

V. — Aucun symptôme clinique n’est pathognomonique de myosarcome au début, et le diagnostic de cette néoplasie qui se confond-avec celui des sarcomes du parenchyme utérin en général, ne pourra jamais être posé d'emblée et de. façon certaine. Seul, le microscope identifiera et le sarcome et cette variété de sarcome, grâce à l’importance de son élément musculaire, et infirmera le diagnostic soit de fibrome, soit d’épithélioma, soit de kyste de l’ovaire, qui le plus souvent aura été préalablement posé.

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