DIAGNOSTIC
Pour arriver à un diagnostic exact, il ne faudra pas se contenter d’un examen superficiel et mal fait, dire, en présence d’une douleur dans un membre : c’est du rhumatisme et donner un vague liniment.
On devra pratiquer l’exploration fonctionnelle de ces muscles, rechercher leur consistance et ne pas hésiter, si on a des soupçons, à faire une ponction exploratrice.
Cliniquement on doit arriver dans la majorité des cas au diagnostic exact.
Dans les abcès éberthiens, surtout à la suite d’une rupture musculaire, la vérité sera facilement décelée.
On ne confondra pas un abcès du grand droit avec une vessie distendue, une hernie musculaire, une collection sous-péritonéale.
Dans les mono et les polymyosites, les erreurs de diagnostic sont très fréquentes; l’affection étant rare, du moins dans nos pays, beaucoup de médecins l’ignorent et parmi ceux qui en ont entendu parler, peu y pensent.
S1 la collection suppurée siège au niveau de la racine d’un membre, l’abcès sous-cutané sera facilement éliminé, mais neuf fois sur dix on fera le diagnostic d’ostéite, d’arthrite ou même d’hygroma suppuré de la bourse séreuse d’un muscle situé à ce niveau.
La myosite est-elle au niveau d’une région riche en ganglions? Le diagnostic d’adéno-phlegmon est presque inévitable.
Si l’abcès occupe les muscles de la paroi abdominale, il ne faudra pas le confondre avec une affection aiguë de l'intestin (appendicite aiguë surtout), s’il siège au niveau de la région